"Nous gardons l'avion à Kinshasa jusqu'à la fin mars dans l'espoir de recevoir des fonds d'ici là et de relancer les activités du CIMAH le plus rapidement possible," a indiqué mardi à IRIN Philippe Martou, le responsable du programme du CIMAH.
Les sources humanitaires basées à Goma, à l'est de la RDC, ont déploré la perte de ce service vital, particulièrement à une période où la mission de maintien de la paix de l'ONU (MONUC) a choisi de réduire ses vols sur Goma. La MONUC a considérablement diminué ses effectifs à Goma pour redéployer son personnel vers l'intérieur du pays conformément à la phase III de sa mission, qui appelle au désarmement, à la démobilisation, au rapatriement, à la réinstallation et à la réintégration des anciens combattants après des années de conflit en RDC.
"La MONUC a des ordres et un mandat qui lui sont propres. Elle n'est pas là pour assurer le transport des agents humanitaires. Si elle a de la place disponible, elle accepte normalement de transporter des gens," a indiqué à IRIN M. Martou.
Le service gratuit du PAM visait à renforcer la capacité de la communauté humanitaire lui permettant d'assurer des missions au-delà des lignes de front dans un pays disposant d'une infrastructure logistique médiocre. Le projet devait être prolongé jusqu'en décembre 2002 pour un coût d'environ 2 millions de dollars qui avait été inclus dans l'appel de fonds de cette année.
Le PAM avait lancé son service aérien de passagers en juillet 2001 afin d'améliorer l'accès humanitaire et diplomatique dans les régions éloignées de la RDC, et afin de surmonter les contraintes sécuritaires. Pour commencer, un budget 2,2 millions de dollars avait été alloué pour les six premiers mois de l'opération, sur la base de deux avions. Cependant, ce plan initial avait dû être modifié en raison de fonds insuffisants, et un seul avion avait été mis en service.
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