Les victimes de la dernière vague de harcèlements de la part du gouvernement, a précisé AI, incluent le fondateur et ex-président de la Ligue des droits de l'homme en Guinée-Bissau, Fernando Gomes, et le vice-président de la ligue, Joao Vaz Mane. Amnesty a rappelé qu'ils ont été arrêtés et accusés de détournements de fonds donnés à la ligue, mais ni le donateur étranger ni la ligue ne se sont plaints d'eux. « Il ne semble y avoir aucune preuve de malversation », a rapporté Amnesty.
M. Gomes, qui dirige aussi la Alianca Socialista da Guine (Alliance socialiste de Guinée-Bissau) d'opposition, a été arrêté le 2 février et se trouve en garde à vue dans le principal commissariat de police de Bissau. M. Mane a été interpellé le 26 janvier, mais a été relâché sous caution le 1er février.
Amnesty a ajouté que dans des incidents plus récents liés à la liberté d'expression et aux médias, le directeur de l'ONG locale Ajuda e Desenvolvimento (Aide et Développement), et le propriétaire et directeur de la station privée Radio Bombolom a été présenté devant le procureur de la République lundi pour répondre à des questions concernant les statuts d'une radio communautaire, Voz de Quelele, et de Radio Bombolom. Voz de Quelele est sponsorisée par Ajuda e Desenvolvimento.
"Le gouvernement de la Guinée-Bissau doit libérer immédiatement et sans conditions Fernando Gomes et Joao Vaz Mane et toute autre personne détenue pour avoir critiqué la politique du gouvernement, ou doit les inculper d'un délit reconnu », a conclu Amnesty.
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