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Un haut fonctionnaire de l'ONU exprime son inquiétude devant les souffrances des déplacés à l'intérieur

La Coordinatrice adjointe des opérations d'urgence de l'ONU, Carolyn McAskie a exprimé son inquiétude devant « des informations faisant état de déplacement forcé de personnes déplacées à l'intérieur » du Liberia, a rapporté ce mardi le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA).

Mme McAskie a indiqué dans un communiqué que des hommes armés ont forcé quelque 10 000 déplacés à l'intérieur à quitter le camp temporaire des déplacés à Sawmill, à environ une centaine de kilomètres au nord de Monrovia, la capitale libérienne. Des témoins ont signalé que les hommes armés, qui appartiendraient au groupe dissident des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), d'après la BBC, sont entrés dimanche dans le camp, ont demandé à ses occupants de partir, et ont commencé à tirer des coups de feu en l'air. La BBC a informé mardi que les soldats gouvernementaux sont à nouveau entrés à Sawmill.

La fusillade de dimanche à Sawmill a également incité des habitants de la localité de Tubmanburg, voisine, à chercher refuge à Klay, située à environ 50 km de Monrovia.

"Les agences de l'ONU et les ONG ont été en mesure d'évaluer rapidement les conditions de quelque 25 000 nouveaux déplacés à Klay (Junction) le 27 janvier, mais l'accès aux déplacés leur y a été refusé depuis lors », a noté Mme Mc Askie. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué mardi que les personnes nouvellement déplacées incluaient des réfugiés sierra léonais. L'agence aux réfugiés a ajouté que, selon les chiffres fournis par le gouvernement, il pourrait y avoir jusqu'à 100 000 personnes déplacées à Klay Junction.

Les agences humanitaires estiment que 9 000 autres déplacés à l'intérieur se trouvent toujours à Sawmill, mais qu'elles n'étaient pas en mesure d'évaluer leurs conditions car la zone est trop dangereuse pour que les agences puissent y travailler, a-t-elle souligné. Des sources ONG ont rapporté que les forces de l'ordre ont empêché les déplacés à l'intérieur de se rapprocher davantage de Monrovia. La BBC a noté que des soldats de l'armée régulière ont érigé des barrières à cet effet.

"Je rappelle à toutes les personnes concernées que le droit humanitaire international interdit le déplacement forcé des populations civiles », a souligné Mme McAskie. "En outre, j'invite le gouvernement du Liberia à prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils dans le conflit armé et à s'assurer que les travailleurs humanitaires ont un accès sûr et sans entraves aux civils affectés par le conflit, sans craindre d'être délestés de leurs moyens de transport ».


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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