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La pénurie de nourriture oblige à réduire les rations dans les camps de réfugiés

[Burundi] Burundi refugees lining up at the Kobero border crossing between Ngara, Tanzania, and Muyinga province in Burundi.
Retour au pays natal : bon nombre de réfugiés retournent dans leurs pays, mais d'autres ont choisi de rester en Tanzanie (UNHCR)

Faute d'avoir pu obtenir des "contributions alimentaires importantes" au cours des six derniers mois, les réfugiés des camps de Tanzanie verront leurs rations réduites de 50 pour cent et ce, dès cette semaine, a révélé lundi un employé du Programme alimentaire mondial (PAM).

"Notre pipeline (alimentaire) est en train de se vider", a confié à IRIN un responsable du PAM, Mario Leeflang, depuis la capitale commerciale de la Tanzanie, Dar es Salaam.

Actuellement, notre unique fournisseur important, dit-il, ce sont les États-Unis, qui ont accordé 16 000 tonnes métriques de nourriture, la semaine dernière.

Ces diminutions des rations de 50 pour cent, s'appliquant à toutes les
céréales, et de 25 pour cent, pour les mélanges maïs-soja, représentent une seconde phase aux réductions de rations imposées en novembre dernier, que l'AFP avait décrites comme "extrêmement dures" et susceptibles d'entraîner un déclin de l'état de santé des réfugiés.

Les rations ont été diminuées afin de prolonger les réserves de nourriture
disponibles dans le pays, "alors même que nous ne voyons rien venir à
l'horizon, telle est la situation (actuelle)", d'expliquer M. Leeflang.
"Même la contribution fournie par les États-Unis ne nous parviendra qu'en
juin, ce qui rend extrêmement limités (les stocks) que nous avons dans le
pays", a-t-il précisé.

Même si les donateurs s'engageaient immédiatement, d'ajouter M. Leeflang, il faudrait au moins quatre mois pour résoudre le problème. Par ailleurs, le PAM prévoit une augmentation de la malnutrition et un déclin de l'état de santé des réfugiés.

"Les réfugiés recevront à peine plus de 1 200 kilocalories par jour, ce qui veut tout dire", dit-il. "Mais nous sommes aussi en train d'entrer dans la saison maigre. Les petites récoltes que les réfugiés sont autorisés à cultiver dans les camps seront donc terriblement limitées".

Pour ce qui est du bon côté des choses, il mentionne que les réfugiés
avaient préalablement reçu de pleines rations, suffisantes pour tenir plus
d'une année, ce qui fait en sorte que "leur état nutritionnel est aussi bon qu'il peut l'être". La plupart des réfugiés ont déjà subi des réductions de leurs rations, rappelle en outre M. Leeflang, qui précise qu'ils restent confiants qu'une fois le pipeline alimentaire amélioré, le niveau des rations se rétablira.

Les observateurs attribuent l'indifférence actuelle face aux camps tanzaniens au caractère à long terme de ce programme, aux crises
alimentaires faisant rage en Éthiopie et en Afrique australe, de même qu'à
la possibilité d'une guerre en Irak et à la crise humanitaire qu'elle
susciterait.

Il y a deux semaines, ECHO, l'Office d'aide humanitaire de la Commission
européenne, a approuvé un don de 10 millions d'euros (9,26 millions de
dollars des É.-U.), qui n'est attendu que plus tard cette année, alors que
le PAM utilisera l'argent pour acheter les récoltes des paysans tanzaniens afin de nourrir les réfugiés, de préciser M. Leeflang. "Ainsi, même si l'argent devenait disponible demain, nous ne pourrions pas faire grand-chose, parce qu'il n'y a pas de grandes quantités de maïs disponibles
sur le marché en ce moment", dit-il.





This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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