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En liberté provisoire, les suspects de génocide commencent leur rééducation

Les quelque 19 000 prisonniers accusés de génocide auxquels le président Paul Kagame a accordé une mise en liberté provisoire, ont commencé vendredi un stage de rééducation de deux mois dans des camps de solidarité situés dans les onze provinces du pays et dans la ville de Kigali.

Une fois cette formation achevée, on s'attend à ce que les prisonniers
reviennent dans leurs communautés locales, mais aussi qu'ils y subissent éventuellement leurs procès devant le système de justice "Gacaca" mis en place en 2002. Modelés sur un système traditionnel, les tribunaux
communautaires Gacaca jugent les inculpés dans le cadre de séances ouvertes se déroulant dans les villages.

M. Kagame a émis le 1er janvier le décret accordant une libération
temporaire à des milliers de prisonniers, dans un effort pour
décongestionner les prisons où croupissent des centaines de milliers de détenus soupçonnés d'implication dans le génocide de 1994.

19 276 suspects de génocide ont été libérés mardi dernier. La plupart des
prisonniers relâchés avaient avoué leurs crimes et avaient été jugés avant l'instauration du système Gacaca. Un autre groupe de 21 130 prisonniers, pour la plupart malades ou âgés de plus de 70 ans, ont été relaxés le 10 janvier pour qu'ils retournent chez eux.

Le directeur de l'administration au ministère de la Justice, Hannington
Tayebwa, a informé IRIN, mercredi, que les prisonniers recevraient une
formation dans plusieurs domaines, pour faciliter leur réinsertion sociale.

Leur formation comprendra l'histoire du génocide, des études en
développement, la sensibilisation au VIH et au sida, ainsi que des
consultations contre les traumatismes, d'indiquer M. Tayebwa.

Il a précisé que toutes les préfectures disposaient d'un camp de solidarité, et que, dans quelques cas, comme Gitarama et Butaré, elles en comptent plus d'un.

Le système de justice Gacaca a été mis en place afin d'accélérer la tenue des procès pour génocide et de décongestionner les prisons surpeuplées, qui abritent des centaines de milliers de prisonniers depuis le renversement de l'ancien gouvernement, en 1994.

Environ 800 000 personnes ont été massacrées durant le génocide qui a eu lieu d'avril à juillet 1994.




This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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