mis en grève pour protester contre leurs conditions de détention, a confirmé mercredi à IRIN Miriam Ghalmi, directrice du Groupe du Droit international relatif aux droits de l'homme à Bujumbura.
Le mouvement de grève des détenus a initialement été lancé, le 10 décembre,
par un petit groupe de prisonniers issus de « l'élite » qui entendaient
protester contre l'interdiction de sucre imposée dans la prison. Le
mouvement s'est depuis amplifié et semble aujourd'hui concerner l'ensemble
des prisonniers.
Pierre-Claver Mbonimpa, un représentant de l'Association pour la protection des droits humains des personnes détenues (APRODH) a révélé à IRIN les principaux motifs de cette grève : la suspension des permissions spéciales pour raisons familiales, la lenteur du processus judiciaire et le manque de soins médicaux pour les prisonniers.
Au 31 décembre, la prison de Mpimba, d'une capacité de 800 personnes,
comptait 2 516 détenus, a-t-il précisé.
« Hier, 400 soldats ont pénétré dans l'enceinte de la prison, et ont utilisé
des gaz lacrymogènes à l'encontre des prisonniers. Ils ont emmené trois
meneurs présumés, dont l'un a été transféré à la prison de Kayanza, un autre à Rumonge. On ne sait pas ce qui est arrivé au troisième détenu. Aujourd'hui, les soldats sont revenus pour emmener un quatrième meneur mais celui-ci a réussi à se cacher parmi les autres détenus, » a expliqué M. Mbonimpa.
Les détenus avaient forcé toutes les portes de la prison et en théorie,
pouvaient aller et venir à leur guise, a-t-il indiqué, ajoutant qu'ils ne
pouvaient pas s'évader car la prison était encerclée par les soldats.
Les prisonniers en grève réclament des négociations avec le ministre de la
justice, a-t-il précisé. Un représentant du ministère de la justice a confirmé mercredi à IRIN que le ministère étudiait la situation. Il pense que les représentants du ministère rencontreront les prisonniers pour écouter leurs revendications mais il n'a pas, pour l'heure, pu préciser la
date de ces consultations.
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