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Six millions d’enfants « pourraient ne pas mourir chaque année »

La vie de plus de six millions d’enfants pourrait être sauvée chaque année si l’on augmentait les fonds consacrés à améliorer les services de santé communautaires dans les pays en voie de développement, où surviennent 99 pour cent des décès infantiles, selon un rapport de Save the Children-Etats-Unis.

« En Afrique subsaharienne, un enfant sur six meurt encore avant l’âge de cinq ans », a indiqué William Frist, président de la campagne « Survive to 5 » (Survivre jusqu’à cinq ans) de Save the Children, dans l’avant-propos du rapport, publié le 6 mai. « Dans certains pays, les parents ne donnent pas de nom à leur enfant pendant ses six premières semaines, car ils craignent que le bébé ne survive pas, même pendant ses tout premiers jours ».

Save the Children a publié ce rapport, intitulé State of the World's Mothers (l’Etat des mères dans le monde), à l’approche de la fête des mères, le 11 mai. Le rapport porte sur 55 pays en voie de développement, classés suivant leur capacité à faire bénéficier leurs enfants les plus défavorisés de soins vitaux.

Ainsi, le rapport se penche sur le cas de 200 millions d’enfants de moins de cinq ans, qui ne reçoivent pas de soins de santé de base, selon Save the Children. Il détermine les pays où les enfants sont les plus nombreux à recevoir des soins de santé de base, et ceux où ils sont les moins nombreux.

« Je crois que la médecine peut servir de monnaie de la paix », a déclaré M. Frist. « J’ai vu ceux qui avaient autrefois pris les armes pour se livrer bataille s’unir et baisser leurs armes pour construire des centres de santé. J’ai vu la médecine insuffler de l’espoir là où il n’y avait auparavant que du désespoir ».

Charles MacCormack, président directeur général de Save the Children, a pour sa part déclaré dans une note d’introduction que, si les taux de mortalité infantile avaient diminué dans les pays en voie de développement ces quelques dernières décennies, cette baisse « n’apporte aucun réconfort aux 26 000 mères qui, chaque jour, doivent pleurer le décès de leur enfant ».

Si les taux de mortalité infantile ont diminué dans les pays en voie de développement, cette baisse n’apporte aucun réconfort aux 26 000 mères qui, chaque jour, doivent pleurer le décès de leur enfant.
Quatre domaines d’action

Pour sauver la vie des mères et de leurs enfants, un défi mondial, Save the Children opère dans quatre domaines, a indiqué M. MacCormack : l’organisation cherche à améliorer la sensibilisation aux difficultés liées à la survie des mères, des nouveaux-nés et des enfants, ainsi qu’aux différentes solutions possibles à cette question ; à encourager l’action en incitant la communauté internationale à soutenir les programmes destinés à réduire la mortalité des mères et des nourrissons ; elle collabore avec les ministères nationaux de la Santé et les organisations locales pour prodiguer des services de santé de haute qualité dans les pays en voie de développement ; et ouvre la voie en matière de recherche sur les meilleures méthodes à employer pour sauver la vie des bébés.

« Nous comptons sur les leaders du monde pour dresser un bilan de la condition des femmes et des enfants dans chaque pays », a-t-il ajouté. « Investir dans ce partenariat entre la mère et l’enfant, le plus élémentaire de tous, est le premier pas, et le plus important, pour assurer des enfants en bonne santé, des familles prospères et des communautés fortes ».

Selon la Fiche-pays sur les soins de santé de base qui figure dans le rapport, les 55 pays en voie de développement réunis comptent près de 60 pour cent des enfants de moins de cinq ans du monde et concentrent 83 pour cent des décès infantiles.

Dans huit de ces 55 pays, 60 pour cent ou plus des enfants de moins de cinq ans reçoivent des soins de santé de base. Les Philippines occupent la première place du classement, tandis que l’Ethiopie a été classée dernière.

Le classement prend aussi en considération les taux de survie infantile dans 52 de ces pays, chez les enfants les mieux nantis et les plus défavorisés.

« Les chances qu’un enfant a de célébrer son cinquième anniversaire ne devraient pas dépendre en grande partie du pays ou de la communauté où il ou elle naît », a déclaré M. MacCormack. « Nous devons en faire davantage pour dispenser aux enfants les plus défavorisés des soins de santé de base, tels que des vaccins, des antibiotiques et des soins spécialisés à l’accouchement. Ces soins simples, s’ils sont pris pour acquis aux Etats-Unis, ne sont pas prodigués à des millions d’enfants de moins de cinq ans, et peuvent déterminer leur survie ou leur décès dans les pays et les communautés pauvres ».

Le rapport recommande de concevoir des programmes de santé qui soient davantage ciblés sur les mères et les enfants les plus défavorisés et marginalisés ; d’investir dans les travailleurs de la santé communautaires pour veiller à ce que les plus pauvres puissent bénéficier de soins vitaux, et de dispenser un ensemble de soins de santé élémentaires pour les mères, les nouveaux-nés et les enfants qui prennent en compte les réalités des populations pauvres des pays en voie de développement.

js/mw/nh/vj


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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