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Réinstallation pour les réfugiés, statu quo pour les déplacés

Les 117 premiers réfugiés soudanais, sur quelque 13 000 arrivés le mois dernier dans la zone frontalière instable de l’est du Tchad, près du village de Birak, ont été réinstallés plus à l’intérieur des terres, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), mais un second transfert, prévu pour vendredi, a été reporté en raison d’une reprise des affrontements du côté soudanais de la frontière.

« De nouveaux affrontements ont été signalés de l’autre côté de la frontière, près de Jebel Moun [le 6 mars dans] l’après-midi ; le transfert est donc temporairement suspendu », a déclaré Jennifer Pagonis, porte-parole du HCR, le 7 mars. « Notre personnel anticipe désormais de nouvelles arrivées et reprendra le transfert dès que la situation de sécurité le lui permettra ».

Selon le HCR, d’autres Soudanais devraient également traverser la frontière pour se réfugier au Tchad, en raison de la reprise des affrontements. Les réfugiés qui se trouvent près de la frontière vivent actuellement dans de vastes champs ouverts.

Le 11 février, Nouradine Delwa Kassiré Coumakoye, Premier ministre tchadien, a indiqué que le gouvernement refuserait désormais de laisser entrer sur son territoire les réfugiés soudanais. « Nous ne pouvons en accueillir davantage », a déclaré le Premier ministre.

Deux jours plus tard, les efforts déployés par le HCR pour transférer les réfugiés arrivés dernièrement étaient entravés par un groupe armé non identifié.

« Il s’agit d’un problème extrêmement préoccupant et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir, avec l’aide des autorités tchadiennes, pour réinstaller rapidement ces réfugiés », a déclaré Mme Pagonis du HCR, le 15 février.

Au moins 70 pour cent des réfugiés qui se trouvent à la frontière sont des femmes et des enfants et certains d’entre eux ont été gravement blessés et traumatisés. « [Ils seraient] parmi les premiers à être transférés dans les camps de réfugiés actuels, où ils [seraient] mieux aidés et protégés », a assuré Serge Male, représentant du HCR au Tchad.

Les 117 réfugiés transférés ont été transportés à bord de quatre camions jusqu’au camp de réfugiés de Kounoungou, près de la ville de Guéréda, à quelque 70 kilomètres de la frontière.

Selon le HCR, les préparations sont en cours pour recevoir davantage de réfugiés à Kounoungou, et dans un autre camp, du nom de Mile.

« A compter de la semaine prochaine, nous aurons au moins 12 camions à notre disposition pour transporter les réfugiés de la frontière jusqu’aux camps », selon Mme Pagonis.

Il y a plus de 250 000 réfugiés soudanais au Tchad ; presque tous vivent dans 12 camps situés dans l’est du pays, mais environ 180 000 Tchadiens déplacés se trouvent également dans l’est et bon nombre d’entre eux vivent dans des camps plus petits et éparpillés, plus vulnérables aux attaques.

Plus de 20 000 déplacés tchadiens vivent en petites communautés le long de la frontière soudanaise et bon nombre d’entre eux sont laissés pour compte.

Certains déplacés, installés dans cette région, ont dit à IRIN en janvier que des bandits armés soudanais pénétraient souvent à cheval dans leur camp, de nuit, pour leur voler leurs biens.

« Lorsque nous leur résistons, nous sommes victimes de leurs machettes et de leurs coups », a indiqué Akteb Anour Hamid, chef d’un de ces villages de déplacés, depuis Moudeina.

dh/nr/nh/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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