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La LRA réclame l'abandon des poursuites de la CPI

Les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA, en anglais) ont affirmé que leurs combattants ne sortiraient pas du maquis tant que les inculpations prononcées par la Cour pénale internationale (CPI) ne seraient pas annulées, même si un accord de paix avec le gouvernement était trouvé.

La CPI a inculpé cinq commandants de la LRA, y compris Joseph Kony, le leader de ce groupe rebelle du nord de l’Ouganda, et son adjoint Vincent Otti, mis en accusation pour crimes de guerre.

« La CPI demeure une grosse pierre d’achoppement dans le processus de paix en Ouganda », a dit à IRIN Godfrey Ayoo, porte-parole de la LRA, le 8 juillet lors d’un entretien téléphonique.

« Sauf si, et seulement si, la question de la CPI est réglée, aucun de nos soldats de sortira de la brousse et le gouvernement devrait faire une croix sur toute signature », a-t-il dit.

Il a affirmé que les rebelles avaient transmis ce message au gouvernement, en espérant que ce dernier se tournerait vers la CPI pour demander le retrait des mandats d’arrêts lancés à l’encontre des inculpés.

Ruhakana Rugunda, le ministre ougandais de l’Intérieur, qui dirige l’équipe gouvernementale des pourparlers de paix avec la LRA au Sud Soudan, a dit prévoir que la CPI ne pourrait considérer l’éventualité d’un abandon des poursuites que si la question de la justice était prise en compte de manière adéquate dans l’accord de paix.

« Il n’y aucune chance que la CPI puisse... revenir sur les inculpations sans avoir obtenu l’assurance que la question de l’impunité a été réglée », a-t-il dit.

M. Rugunda a annoncé le 4 juillet que l’Ouganda allait amender son code pénal pour faire en sorte que les crimes de guerre commis durant les plus de deux décennies de conflit dans le nord du pays soient poursuivis au sein du système de justice traditionnelle, connu sous le nom de Mato Oput et pratiqué par la communauté Acholi du nord, le groupe ethnique le plus affecté par le conflit.

M. Ayoo a estimé que la question de la CPI était « du seul ressort » du gouvernement ougandais. Il a accusé l’Etat d’utiliser les inculpations de la CPI « comme un outil politique pour tenter d’obtenir des succès politiques là où il a échoué ».

Les civils ont payé le plus lourd tribut à la guerre civile qui secoue le nord de l’Ouganda depuis plus de 20 ans, en subissant meurtres, mutilations, incendies et enlèvements, des atrocités dont la LRA est tenue pour largement responsable.

vm/jn/mw/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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