« J’ai le regret de dire à notre peuple et à la communauté internationale que je ne peux pas accepter ces résultats qui sont loin de refléter la vérité des urnes », a déclaré M. Bemba au cours d’une conférence de presse, jeudi, à Kinshasa, la capitale.
La CEI avait annoncé la veille les résultats provisoires du deuxième tour de scrutin de la présidentielle du 29 octobre en créditant M. Kabila de 58,5 pour cent des voix, contre 41,95 pour cent à M. Bemba.
« Je prends l'engagement d'user de toutes les voies légales pour faire respecter la volonté de notre peuple », a ajouté M. Bemba, sans indiquer ce qu’il envisage de faire.
M. Bemba reproche notamment à la CEI de n’avoir pas communiqué les résultats aux candidats 48 heures à l’avance – comme convenu – afin de leur permettre de réagir. En outre, a-t-il souligné, il a été surpris d’apprendre les résultats à la radio.
Selon lui, 1 481 291 électeurs ont voté en dehors de leur circonscription électorale, ce qui représente quelque 10 pour cent des votes exprimés. Pour cette raison, poursuit-il, il a déposé six demandes de vérification à la commission électorale.
« La commission n’a répondu qu’à deux de mes requêtes et de manière nullement satisfaisante », a déclaré M. Bemba.
Contrairement aux résultats provisoires, l’Union pour la Nation, l’alliance politique qui soutient M. Bemba, indiquait mercredi que les chiffres des procès verbaux de leurs représentants présents dans les bureaux de vote donnaient leur candidat vainqueur du scrutin avec 52,2 pour cent des suffrages.
La Cour Suprême de justice devra valider les résultats provisoires de la CEI et proclamer les résultats définitifs du scrutin.
L’élection présidentielle marque la fin des trois années de transition de la RDC vers la démocratie. Démarrées au mois de juin dernier avec le premier tour de scrutin de la présidentielle et les législatives, ces élections sont les premières consultations démocratiques organisées dans le pays depuis 40 ans.
La guerre civile de la RDC a officiellement pris fin en 2003, marquant le début de la transition. Cependant, plusieurs régions de ce vaste pays sont restées très instables, notamment les provinces du Nord et du Sud Kivu (est) et le district de l’Ituri (nord-est), en raison de la présence de milices et de groupes armés.
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