Selon Francis Kpatindé, porte-parole du HCR pour l’Afrique de l’Ouest, les bureaux de Kissidougou ont été fermés parce que le programme de rapatriement des réfugiés de cette région est désormais achevé.
L’ouverture des bureaux du HCR dans la région orientale de la Guinée remonte à 1989, année du début de la guerre civile au Liberia. En Sierra Leone, en revanche, le conflit a éclaté en 1991. Des dizaines de milliers de réfugiés libériens et sierra léonais ont vécus dans les camps de Kissidougou. Une partie de la région du sud-est de la Guinée est frontalière avec les régions nord de la Sierra Leone et du Liberia.
Selon le HCR, la Guinée a accueilli le plus grand nombre de réfugiés libériens dans la sous-région et le pays continue d’abriter quelque 39 000 réfugiés dont plus de 30 000 sont des ressortissants libériens, les autres étant originaires de la Sierra Leone et de la Côte d'Ivoire.
« Nous avons rapatrié tous ceux qui ont volontairement accepté de rentrer chez eux. En fait, cette opération est un succès pour cette région. Actuellement, nous envisageons d’accélérer nos programmes de rapatriement des réfugiés hébergés dans d’autres camps en Guinée », a indiqué M. Kpatindé.
Depuis mars 2005, 16 000 des 18 000 réfugiés libériens de la région de Kissidougou ont été rapatriés.
« Les 2 000 réfugiés restants ont été relogés dans d’autres camps, car conformément à notre politique, nous ne pouvons pas obliger un réfugié à adhérer au programme de rapatriement. L’adhésion au programme se fait sur la base du volontariat. Nous ne faisons que les encourager à rentrer chez eux », a insisté le porte-parole du HCR.
Depuis le début des opérations de rapatriement volontaire des réfugiés libériens en octobre 2004, plus de 40 000 personnes ont été rapatriées de Guinée. Cinquante mille autres Libériens ont été rapatriés d’autres pays de la sous-région.
Selon M. Kpatindé, des campagnes d’information sont menées auprès des réfugiés libériens des camps de pays comme le Ghana, afin de les informer que la paix est revenue au Liberia.
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