Ces patients sont souvent issus de groupes particulièrement vulnérables tels que les orphelins, les veuves, les mères célibataires ou les personnes déplacées par la guerre civile qui a ravagé le pays pendant plusieurs années, a noté HRW. Certains patients détenus ont dû vendre tous leurs biens pour être libérés, tandis que d’autres ont été relâchés après qu’une «personne riche» ou une organisation humanitaire ait payé leur facture.
Tout en saluant dans un communiqué la décision annoncée en mai par le président burundais Pierre Nkurunziza d’accorder la gratuité des soins aux mères et aux enfants de moins de cinq ans, HRW a souligné que cela ne réglait pas le problème des autres patients incapables de régler leur facture et dont la détention «résulte des problèmes plus larges que connaît le secteur de la santé au Burundi, et les mets en lumière».
«Le gouvernement [burundais] devrait, de manière urgente, ... veiller à ce que le budget de la santé soit en mesure d’atteindre la population la plus exposée et prendre des mesures contre la corruption dans le système de santé», a recommandé HRW. De son côté, la communauté internationale, qui finance en grande partie le système sanitaire burundais, doit faire pression pour mettre un terme à ces détentions et améliorer l’accès aux soins des plus pauvres, a estimé HRW.
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