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Fin du désarmement volontaire des milices

Le désarmement volontaire des milices du district de l’Ituri, dans la nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) a pris fin le 15 juillet et 4000 ex-combattants ont déposé leurs armes au cours des deux derniers mois, ont indiqué les autorités chargées de la supervision du programme de désarmement.

Selon le Capitaine Olivier Mputu l'officier de liaison et porte-parole des forces armées de la RDC (FARDC) en Ituri, les miliciens ont restitué 2 200 armes de différents types et 243 620 minutions dont des cartouches et des bombes.

« Les miliciens qui ne se sont pas rendus seront désarmés [de force] », a-t-il indiqué.

Le gouvernement a mis en place un programme de désarmement et de réintégration pour permettre aux populations de l’Ituri de participer de manière pacifique aux élections générales de dimanche.

Selon Jennifer Bakody, porte-parole de la MONUC – Mission des Nations unies en RDC – en Ituri, la mission continuera de recevoir les armes des miliciens qui viennent se rendre volontairement, malgré l’expiration du délai du 15 juillet fixé par l’armée et la MONUC.

Il n’y a que les combattants du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI) de Peter Karim Udaga qui n'ont pas encore rendu les armes. Ces combattants étaient les auteurs de l’enlèvement des Casques bleus de l’ONU qu’ils ont libéré par la suite.

A en croire la MONUC, tous les sites de désarmement en Ituri ont été fermés, à l’exception de celui de Kpandroma, à 120 kms au nord-est de Bunia – principale vile du district de l’Ituri. Ce site restera ouvert en attendant le désarmement des combattants du FNI qui compte entre 2 000 et 3 000 hommes actifs dans la localité de Nioka (nord-est de Bunia).

Haïle Menkerios, adjoint de William Swing, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu, est arrivé hier à Bunia pour faciliter les négociations entre le gouvernement et les miliciens », a indiqué Kemal Saiki, porte-parole de la MONUC à Kinshasa, la capitale. Les négociations se poursuivent entre le FNI et le gouvernement en vue de l’intégration des miliciens dans l’armée.

Entre temps, l’armée et la MONUC ont pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité de la population pendant les élections de dimanche.

« Pendant les élections, par exemple, un hélicoptère survolera les zones sensibles dans le sud », a indiqué Carmine Camerini, porte-parole de la MONUC à Bunia. « D’autres hélicoptères seront déployés dans le nord ».

Les bureaux de vote seront placés sous la surveillance de la police pendant que l’armée sécurisera les zones à risques.

Ces zones sont le district de Walendu Bindi encore occupé par les miliciens du Front de résistance patriotique en Ituri et du Mouvement révolutionnaire congolais, malgré la contre offensive des FARDC menée il y a deux semaines pour déloger ces miliciens des localités de Medu, Songolo et Bavi situées respectivement à 30, 35 et 40 kms au sud de Bunia.

« Nous allons multiplier les patrouilles et arrêter les fauteurs des troubles », a dit le Capitaine Mputu.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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