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Trois radios privées guinéennes reçoivent l'autorisation d'émettre

Les autorités guinéennes ont signé l’acte d’autorisation d’émettre en Guinée pour trois opérateurs de radios privées, mettant ainsi officiellement fin au monopole de l’Etat sur la diffusion de l’information.

Il s’agit de Radio Liberté FM, Radio Soleil et Radio Nostalgie, trois nouvelles arrivées dans le paysage audiovisuel guinéen animé depuis 45 ans par la seule radio nationale guinéenne.

« Nous sommes en effet convaincus, que l'information plurielle est une arme sûre de lutte contre la désinformation, la sous information, sources d'exclusion, de marginalisation au sein de la société », a déclaré le ministre de l’Information Boubacar Sylla. La remise officielle des agréments aux trois bénéficiaires a eu lieu lundi dernier. Radio France Internationale (RFI) a également reçu l’autorisation d’émettre en FM.

Pour l’instant, les nouvelles radios ne sont pas en mesure d’émettre puisque aucune fréquence ne leur a encore été attribuée, et selon certaines sources proches du ministère de l’Information, ces attributions pourraient prendre un à six mois.

« Nous avons pris des engagements auprès de la population de ce pays et sommes prêts à supporter tous les problèmes qui surviendront », a confié à IRIN Abdoulaye Kouyaté de Radio Liberté.

Cette mesure était attendue par les partenaires au développement de la Guinée et en particulier par l’Union européenne (UE), principal bailleur de fonds, qui avait bloqué en 2005 une importante aide financière de plus de 100 millions de dollars américains et conditionné la reprise de l’aide à la mise en œuvre de réformes démocratiques et de la libéralisation de la presse.

La Guinée était le seul pays de la sous-région à interdire les stations de radio et de télévision privées. En juin 2005, le gouvernement avait finalement autorisé les opérateurs de radios privées à émettre à condition qu’elles ne soient pas contrôlées par des partis politiques ou de groupes religieux.

Quant à la presse écrite, bien qu’autorisée, elle survit malgré les menaces et les intimidations dont elle fait l’objet.

« Bousculée, menacée ou agressée, la presse satirique est devenue aujourd’hui très puissante. Même si, lorsque la police est envoyée faire les basses besognes répressives, celle-ci ne fait pas dans le détail », indique RSF dans leur rapport annuel 2006 sur la Guinée.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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