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Fin des premières consultations du nouveau médiateur

Charles Nqakula, nouveau médiateur dans le processus de paix burundais et ministre sud-africain de la Sécurité, a achevé vendredi sa première visite de contact au Burundi.

Au terme d’un séjour de deux jours au cours duquel il a rencontré le Président Pierre Nkurunziza et une délégation d’une faction du mouvement rebelle des Forces nationales de libération (FNL) dirigée par Jean Bosco Sindayigaya, M. Nqakula a indiqué avant son départ de Bujumbura, la capitale, qu’aucune date n’a encore été fixée pour le début des pourparlers.

A Dar es Salaam, capitale de Tanzanie, où il s’était rendu avant son voyage à Bujumbura, M. Nqakula a rencontré des représentants de la faction des FNL dirigée par Agathon Rwasa.

Le nouveau médiateur a été nommé par le Président sud-africain Thabo Mbeki en remplacement de l’ancien vice-président sud-africain, Jacob Zuma, qui a été démis de ses fonctions.

M. Nqakula s’est également rendu à Kampala, en Ouganda, où il s’est entretenu avec le Président Yoweri Museveni. L’Ouganda préside actuellement l’Initiative de la région des Grands Lacs pour la paix au Burundi, un forum créé par les chefs d’Etat de la sous-région pour l’instauration d’une paix durable dans ce pays qui sort à peine de douze années de guerre civile.

A la demande des autorités burundaises et du président tanzanien, Jakaya Kikwete, l’Afrique du sud a accepté le rôle de médiateurs dans les pourparlers de paix entre les autorités burundaises et les deux factions du FNL.

La Tanzanie avait initialement été choisie pour assurer cette médiation et des représentants de la faction de Rwasa s’étaient même rendus à Dar es Salaam en mars, en attendant l’ouverture des négociations.

Depuis 2005, le mouvement rebelle des FNL est divisé en deux factions. La faction dirigée par Sindayigaya a cessé les combats et s’est dite prête à ouvrir des pourparlers avec le gouvernement burundais. En mars, M. Rwasa a également accepté de négocier, et depuis, sa délégation et lui-même se trouvent à Dar es Salaam dans l’attente de l’ouverture prochaine des négociations.

La faction qu’il dirige est encore très active dans les provinces burundaises de Bujumbura Rural et de Bubanza où de fréquents accrochages entre ses miliciens et l’armée sont signalés.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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