1. Accueil
  2. West Africa
  3. Côte d’Ivoire

Le premier convoi de camions pourrait signifier la reprise du trafic commercial entre le nord et le sud

L’arrivée au port d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, d’un convoi de 29 camions en provenance du Burkina Faso, pourrait signifier une reprise du commerce transfrontalier entre les deux pays, après près de quatre années d’interruption due à la guerre civile, ont annoncé mardi les autorités ivoiriennes.

Un convoi de camions chargés de balles de coton a traversé la zone nord de la Côte d’Ivoire sous contrôle rebelle, puis la zone de confiance placée sous la supervision des casques bleus de l’ONU et des forces françaises de l’opération Licorne, avant d’atteindre le port d’Abidjan, en zone sud contrôlée par les forces gouvernementales.

Selon des représentants du ministère des Transports, ce convoi de camions était un premier test pour la reprise du transport transfrontalier vers Abidjan, à partir du Burkina Faso.

Pour des raisons de sécurité, les transporteurs Burkinabés ont « attendu pendant longtemps, mais cette année, ils se sont finalement dits pourquoi ne pas essayer », a expliqué Adama Coulibaly, responsable de l’équipe ministérielle chargée de l’amélioration du commerce transfrontalier.

« Les premières impressions ont été positives », a indiqué M. Coulibaly. « Nous espérons qu’ils choisiront d’expédier le reste des 50 000 tonnes de coton par Abidjan. Ensuite, les autres marchandises suivront automatiquement ».

Avant le début de la guerre civile, en septembre 2002, le port d’Abidjan était le principal point de transit des importations et des exportations vers l’Afrique de l’ouest francophone.

La rébellion, qui a coupé en deux le pays, a eu un effet dévastateur sur les économies des pays enclavés tels que le Burkina Faso, Mali et le Niger, les empêchant ainsi d’accéder à moindre coût au marché international.

Malgré la présence de quelque 7 000 casques bleus et de 4 000 soldat français chargés de veiller au respect du cessez-le-feu, des commerçants ont évité d’emprunter les itinéraires traditionnels car les rebelles et les forces de sécurité en faction aux points de contrôle dressés sur les routes extorquaient de l’argent et rackettaient les transporteurs.

Et dans la zone sous contrôle gouvernemental, les chauffeurs de camion burkinabés ont souvent été pris pour cible, car ils étaient considérés comme des sympathisants de la rébellion.

Mais pour 100 000 francs CFA par camion – 200 dollars américains -, les transporteurs peuvent avoir la garantie d’un passage sécurisé, a déclaré M. Coulibaly. « Les forces de sécurité nous ont donné l’assurance qu’elles faciliteraient l’accès des convois aux ports ivoiriens », a-t-il ajouté.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join