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Echec de l’UA dans la relance des pourparlers sur le Darfour

[Sudan] New IDP arrivals near Abu Shouk camp, North Darfur. [Date picture taken: 07/25/2005] Derk Segaar/IRIN
The Muhajiriya attack mainly targeted women, children and the elderly, according to a Darfur rebel faction
Après deux jours de négociations, menées sous la médiation du chef d’Etat congolais et Président en exercice de l’Union africaine, Sassou Nguesso, les protagonistes de la crise du Darfour se sont séparés sans qu’aucun progrès n’ait été réalisé pour mettre fin au conflit qui secoue la région depuis plus de trois ans.

Le septième round des pourparlers engagés entre les autorités de Khartoum, le Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM/A) et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) se poursuivra à Abuja, la capitale nigériane, bien qu’aucun résultat significatif n’ait été enregistré jusqu’à présent.

En 2004, les parties en conflit avaient signé un accord de cessez-le-feu qui n’a pratiquement jamais été respecté. Le mois dernier, l’Union Africaine (UA) a exigé des deux belligérants qu’ils concluent un accord global avant fin avril sur les questions de la sécurité, du partage des pouvoirs et du partage des richesses.

Dans un communiqué publié dimanche, M. Sassou Nguesso a loué les efforts des représentants du SLM/A, du JEM et du vice- président soudanais, Ali Osman Taha, qui, selon lui, illustrent « la volonté de toutes les parties en conflit dans la crise du Darfour de trouver un accord ».

Les pourparlers « ont révélé l’ampleur, la complexité et la délicatesse des questions en jeu et souligné la détermination de toutes les parties à conclure les négociations le plus rapidement possible».

Le conflit du Darfour a éclaté en 2003 avec le mouvement insurrectionnel lancé par le JEM et le SLA/M contre le gouvernement de Khartoum, composé majoritairement d’Arabes, pour mettre fin à ce qu’ils considèrent comme l’abandon et l’oppression des populations noires du Darfour, une région semi-désertique aussi grande que la France. Le gouvernement soudanais a répondu en apportant son soutien à une milice arabe connue sous le nom de Janjawid.

Selon les estimations des agences humanitaires, plus de 180 000 personnes ont été tuées et près de deux millions d’habitants ont été obligés de quitter leurs maisons en raison des attaques systématiques des Janjawid. Et vendredi dernier, Juan Mendez, le conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies pour la prévention des génocides, a déclaré à New York que la situation au Darfour ne cesse de se dégrader.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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