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Le président de l’UA à Abidjan pour relancer les pourparlers de paix

Le Chef d’Etat congolais et Président en exercice de l’Union africaine (UA), Denis Sassou Nguesso, est arrivé jeudi à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, où il rencontra les principaux protagonistes de la crise ivoirienne.

Dès son arrivée, M. Nguesso a informé la presse que l’ UA ferait « tout ce qui est en son pouvoir » pour faire avancer la question du désarmement des combattants et du recensement des populations, étapes préalables à l’organisation d’élections générales prévues fin octobre 2006.

« La présence du président en exercice de l’UA est réellement nécessaire à l’accélération le processus. Certes, nous avons l’impression que des progrès ont été accomplis, mais en réalité, les acteurs politiques et militaires sont dans une impasse », a déclaré un diplomate.

Depuis septembre 2002, après l’échec du coup d’Etat contre le Président Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire – premier producteur mondial de cacao – est divisée entre le nord, occupée par la rébellion, et le sud, resté sous contrôle des forces gouvernementales. Et malgré de nombreuses tentatives de médiation, le processus de paix est resté dans l’impasse et les élections prévues en octobre 2005 n’ont pas eu lieu.

Les ivoiriens ne croient pas que les protagonistes puissent s’entendre pour sortir de la crise, malgré l’intervention de l’UA, l’organisme pan-africain le plus important du continent. « Chaque fois qu’une occasion se présente pour qu’ils puissent faire la paix, ils sont incapables de la saisir », déclare Nadine Konan, une femme d’affaires.

Le 28 février, et pour la première fois depuis le début de la crise, le Premier ministre, Charles Konan Bany, a réussi à organiser en terre ivoirienne une table ronde réunissant le Président Gbagbo, le leader de la rébellion, Guillaume Soro, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, les deux principaux leaders de l’opposition.

Au cours de cette réunion hautement symbolique qui s’est déroulée dans une ambiance « fraternelle », les participants ont accepté de poursuivre les discussions sur le processus de paix et le désarmement. Ils ont également rappelé tout leur attachement à la résolution 1633 de l’ONU, le plan de paix élaboré fin 2005 par les médiateurs africains et les Nations unis.

Toutefois, le communiqué final n’a fixé aucun chronogramme précis pour le désarmement des milliers de combattants de la rébellion et des milices pro-gouvernementales, ni la date des élections présidentielles qui, selon la résolution 1633, devraient avoir lieu d’ici octobre 2006.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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