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Obasanjo, président en exercice de l'UA, rencontre le président Deby et l'émissaire soudanais

Le chef d’Etat nigérian et président en exercice de l’Union africaine (UA), Olusegun Obasanjo, a rencontré mardi le président tchadien Idriss Deby pour tenter de désamorcer la crise entre le Tchad et le Soudan voisin.

Cette rencontre intervient après que les autorités tchadiennes aient déclaré qu’elles étaient en “état de belligérance ” avec le Soudan, un pays qu’elles tiennent pour responsable de l’attaque lancée contre la ville frontalière d’Adré.

La visite de M. Deby – invité dans la ferme de M. Obasanjo située dans le sud-ouest du Nigeria – a coïncidé avec celle de l’envoyé spécial soudanais, a indiqué le porte-parole du président nigérian, Remi Oyo.

« En sa qualité de président en exercice de l’UA, M. Obasanjo a rencontré séparément M. Idriss Deby et l’envoyé spécial du président soudanais, et a abordé avec eux le différend opposant les deux Etats voisins », a expliqué le porte-parole.

Le Tchad et le Soudan s’accusent mutuellement depuis quelques temps de soutenir des mouvements rebelles. Récemment, le Tchad a accusé le Soudan d’être responsable de l’attaque du 18 décembre contre la localité d’Adré, à l’Est du Tchad.

Lundi, le président Deby avait déclaré lors d’un point de presse à Ndjaména, la capitale, que le gouvernement soudanais préparait de nouvelles attaques contre le territoire tchadien et que plus de 50 véhicules militaires soudanais étaient massés à El-Geneina, dans la région ouest du Darfour.

M. Deby a fait ces révélations après avoir entretenu le président centrafricain Francois Bozizé de la situation avec le Soudan qui, selon le chef d’Etat tchadien, « constitue une menace pour la sous-région ».

« Il n’est pas exclu que le gouvernement de Khartoum répète encore une autre agression contre le Tchad », a déclaré M. Deby. « C’est ce qu’il est en train de préparer à El-Geneina ».

« C’est bien une inquiétude, pas seulement pour le Tchad, mais pour tous les pays voisins du Soudan », a ajouté M. Deby.

Et pour le président Bozizé, « tout ce qui se passe ou qui touche le Tchad a des répercussions sur la République Centrafricaine ».

Une délégation de l’UA a séjourné le week-end dernier à N’djamena avant de continuer au Soudan.

Au cours d’un point de presse, le ministre tchadien de la Communication, Moussa Doumgor, a appelé la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN SAD), la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale à condamner le Soudan qui, selon lui, a armé, équipé et encadré les colonnes qui ont attaqué Adre, « à bord de Toyota flambant neufs avec des armes lourdes livrées quelques jours plus tôt par le ministre soudanais de la Défense ».

Le Tchad, à plusieurs reprises, a indiqué qu’il exercerait son droit poursuite au-delà de ses frontières. Après l’attaque de la localité d’Adré, les forces tchadiennes auraient poursuivi les rebelles jusqu’en territoire soudanais et y auraient détruit certaines de leurs bases.

Ancien officier de l’armée, le président Deby fait face actuellement à des dissensions au sein des forces armées tchadiennes. Depuis octobre dernier, il tente de contrôler les groupes de soldats qui ont déserté l’armée pour rejoindre les mouvements rebelles implantés dans l’Est du pays où, près de 200 000 hommes, femmes et enfants ayant fui la région du Darfour, au Soudan, vivent dans des camps de réfugiés.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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