Le parti de George Weah, le Congrès pour le changement démocratique (CDC) avait déposé une plainte pour fraude électorale avant la proclamation des résultats officiels du deuxième tour des élections.
« Le CDC ne dispose d’aucune preuve suffisante constituant un acte de fraude et n’a présenté à la Commission aucun élément précis et convainquant », a expliqué Joseph Blidi, président du bureau de la Commission électorale nationale.
La Commission a conclu qu’il y a eu quelques erreurs, mais des erreurs « techniques » qui n’ont eu que « très peu d’impact » sur le résultat final du 23 novembre qui a consacré la victoire de Ellen Johnson-Sirleaf au deuxième tour des élections, avec 59 pour cent des suffrages.
« Ces erreurs étaient trop insignifiantes pour justifier le dépôt d’une plainte pour fraude électorale massive », a conclu M. Blidi.
Les avocats représentant M. Weah ont immédiatement fait savoir qu’il ferait appel de cette décision auprès de la cour suprême.
Les premières élections d’après-guerre se sont déroulées en octobre et en novembre derniers sous la supervision des Nations unies qui ont déployé 15 000 casques bleus au Liberia. L’ex-footballeur et millionnaire George Weah continue d’affirmer que le deuxième tour des élections a été entaché d’irrégularités et s’est autoproclamé président du Liberia avec la ferme intention de bloquer l’investiture de Mme Sirleaf.
« Il ne peut pas y avoir d’investiture en janvier alors que nous n’avons pas encore les conclusions du recours que nous avons introduit. Le monde entier doit le savoir. Nous nous battons pour la justice et il ne peut y avoir de paix sans justice », a déclaré M. Weah devant une foule enthousiaste.
Les partisans de George Weah sont ensuite descendus dans les rues, certains s’en sont pris aux forces de l’ordre en leur lançant des pierres et d’autres ont détruit des véhicules. Quarante manifestants ont été arrêtés par la police.
La défaite électorale de M. Weah a aussi fait des mécontents en France où le candidat malheureux n’a pas payé les frais d’hébergement et de restauration des nombreux participants à la célébration de son jubilé.
« Nous espérions qu’il serait élu pour savoir où adresser notre facture », a déclaré un hôtelier sur les ondes de Radio France International.
Les organisateurs du jubilé ont également confié à la presse, en France, que les chèques de M. Weah sont revenus impayés et que la société, avec laquelle il s’était associé, a disparu sans laisser de trace.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions