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Première tournée ouest-africaine de la présidente Ellen Johnson-Sirleaf

La présidente du Liberia Ellen Johnson-Sirleaf a entamé mardi une tournée d’une semaine dans les pays voisins en vue d’aborder des questions relatives à la sécurité et à la stabilité de la sous-région.

« Cette visite s’inscrit dans le cadre des consultations régulières que la nouvelle présidente compte établir avec les autres chefs d’Etat ouest africains - notamment ceux des pays voisins- afin d’assurer la paix au Liberia et dans l’ensemble de la sous-région », a déclaré Morris Dukuly, le porte-parole de Mme Sirleaf.

Récemment élue à la présidence de la république du Libéria, et première femme africaine à occuper ces fonctions, Mme Sirleaf s’est tout d’abord rendue en Côte d’Ivoire, puis poursuivra son périple africain en Guinée et en Sierra Leone.

Elle se rendra également au Nigeria - un allié poids dans la sous-région – dont les troupes dépêchées au Libéria constituent le gros du contingent des 15 000 casques bleus de l’Organisation des Nations unies présents dans ce pays d’Afrique de l’ouest.

Le Nigeria héberge également Charles Taylor, l’ancien président libérien recherché pour des crimes de guerre commis en Sierra Leone.

« Je consulterai les chefs d’Etat ouest africains que je rencontrerai et prendrai leurs avis avant de me prononcer », a déclaré mardi Mme Sirleaf, au sujet de l'avenir de Charles Taylor.

Le président nigérian Olesegun Obasanjo a indiqué à plusieurs reprises qu’il ne livrerait M. Taylor au Tribunal international pour la Sierra Léone que s’il viole les conditions de son asile ou qu’un gouvernement libérien élu le lui demande expressément.
Mme Sirleaf et son nouveau gouvernement entreront en fonction le 16 janvier.

Mme Sirleaf a déjeuné mardi avec Laurent Gbagbo, le président de la Côte d’Ivoire, où 10 000 casques bleus et forces de maintien de la paix françaises tentent depuis trois ans de maintenir un paix fragile entre les rebelles qui occupent le nord du pays, et le gouvernement qui contrôle le sud.

Selon un communiqué officiel de la présidence ivoirienne, les deux chefs d’Etat ont abordé des questions relatives à « la sécurité à la frontière entre les deux pays ».

Cette semaine, Radio France internationale et l’Agence France presse ont rapporté que de jeunes hommes, craignant d’être recrutés par la milice ivoirienne, ont fui l’ouest de la Côte d’Ivoire pour se réfugier au Liberia.

Mme Sirleaf a indiqué qu’elle espérait que cette rencontre permettrait de préserver les investissements ivoiriens réalisés dans son pays ravagé par la guerre.

« Le prochain défi sera de remettre de l’ordre dans notre économie et dans nos finances, afin de gérer nos ressources, de nous attaquer aux problèmes de développement auxquels nous sommes confrontés et d’entamer le processus de reconstruction.
J’espère que nous pouvons attirer des capitaux privés et j’ai discuté avec Son Excellence le président de la possibilité de faire appel à des investisseurs ivoiriens », a déclaré Mme Sirleaf qui connaît bien la Côte d’Ivoire pour y avoir vécu en exil pendant une bonne partie de la présidence de M. Taylor.

Malgré trois ans d’une situation de ni paix ni guerre en Côte d’Ivoire, les experts de la Banque mondiale ont récemment expliqué à IRIN que la santé économique du premier producteur mondial de cacao était « étonnamment bonne ».

Quatorze années de guerre civile, achevée en 2003 avec le départ de Taylor, ont fait du Liberia un pays très instable où, au plus fort de la crise, armes et combattants circulaient librement là travers ses frontières poreuses.

La Côte d’Ivoire et la Guinée ont été accusées de fomenter des tentatives de rébellion au Liberia, pendant que Taylor soutenait en Sierra Leone les rebelles du Front uni révolutionnaire (RUF) qui s’étaient rendus tristement célèbres en amputant les mains, les pieds, les lèvres et les oreilles des civils.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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