« Ils se déplaçaient constamment. Ils ont besoin d’aide pour rentrer chez eux », a déclaré lundi l’Abbé Innocent Ngabu, à Kilo, une localité à 25 km au nord de Bambu Mines.
« Nous ne connaissons pas encore la situation humanitaire, mais nous envisageons une mission dans la région », a fait savoir Idrissa Conteh, chargé d’information du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires à Bunia.
Le 27 septembre, des groupes armés ont attaqué les troupes gouvernementales postées à Bambu Mines, le siège de l’Office des Mines d’Or des Kilo Moto (OKIMO), une entreprise aurifère publique, a annoncé à IRIN un officier de l’armée, sous le couvert de l’anonymat.
Des milliers de civils se sont enfuis dans plusieurs directions. Certains sont allés vers le poste de l’armée, à Bambu Mines, d’autres se sont rendus à Petsi, une localité à douze km au sud de Bambu Mines, ou se sont cachés dans la forêt environnante.
Les mines sont situées dans une région montagneuse à 50 km au nord de Bunia, la capitale du district. Selon l’officier, les assaillants étaient des miliciens du Front des Nationalistes Intégrationnistes de Floribert Ndjabu et de l’Union des Patriotes Congolais de Thomas Lubanga.
L’officier de l’armée a annoncé que les groupes armés avaient encerclé les troupes gouvernementales et avaient commencé à tirer. Un soldat a été tué et au moins dix assaillants ont été blessés, a-t-il précisé.
Mercredi, l’armée est parvenue à repousser les assaillants qui ont regagné leur base située dans la forêt de Dala, à quelque 30 km au nord-est de Bambu Mines. Depuis, l’armée s’est déployée dans la localité de Kilo, à 25 km au nord de Bambu Mines pour sécuriser la région.
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