« Il n’y a pas eu de désertion, il s’agissait d’un problème de communication », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Kinshasa, la capitale du pays.
Deux jours auparavant, Adolphe Onusumba annonçait à IRIN que l’armée allait « arrêter les instigateurs de cette désertion », en faisant référence aux 500 à 700 soldats qui composent le 53ème bataillon basé dans le village Burungu, à 45 km au Nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.
Mardi, le général Gabriël Amisi, commandant de la 8ème région militaire du Nord Kivu, a déclaré que les soldats du 53ème bataillon qui avaient déserté sont rentrés à la caserne. Cependant, il n’a pas indiqué où ils se trouvaient. Il a annoncé qu’une enquête était en cours pour savoir où se trouvaient les soldats de ce bataillon ainsi que ceux du deuxième bataillon mixte de la 8ème région militaire de Kanyabayonga, à 109 km au Nord de Goma.
Delion Kimbulumpu, porte-parole d’Adolphe Onusumba, a précisé que seul le 53ème bataillon avait disparu et que la déclaration qui avait été faite concernant la désertion du deuxième bataillon mixte était erronée.
« Ils ont été déployés là où ils devaient l’être » a-t-il ajouté.
La plupart des soldats des deux bataillons sont des Tutsis congolais de l'ancien groupe rebelle, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD).
Ils ont disparu alors qu’au même moment Laurent Nkunda, un général dissident de l’armée nationale et ancien membre du RCD, publiait un communiqué à Goma appelant au renversement du gouvernement à Kinshasa.
La disparition des soldats aurait peut-être un lien avec cet appel. Toutefois, Rachel Eklou-Assogbavi, porte-parole adjointe de la Mission des Nations unies en RDC, a affirmé qu’il n’y avait aucun lien entre ces deux événements.
Selon Adolphe Onusumba, les soldats du 53ème bataillon ont déserté car ils avaient peur. Ils se rendaient vers un autre centre pour rejoindre d’autres membres de la nouvelle armée nationale.
« Les soldats ont écouté le discours de certains de leurs chefs qui leur ont dit qu’ils allaient être tués », a ajouté Adolphe Onusumba.
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