« Nous pensons que le FNL projette d’intensifier ses attaques jusqu’à l’investiture [du président] pour montrer qu’il est toujours présent et pour pousser le nouveau gouvernement à engager des pourparler avec lui », a annoncé mardi, depuis la capitale, le Major Adolphe Manirakiza, porte-parole de l’armée.
Il a déclaré que six bombes avaient atterri dans des champs situés au nord-est de Bujumbura, sans faire de victime. En outre, a-t-il ajouté, trois soldats du gouvernement et huit rebelles ont été tués dans l’attaque d’une caserne militaire, le même jour et dans le même quartier.
Selon certains officiers de l’armée, pour la première fois depuis le début de la guerre civile en 1993, le FLN a intensifié ses attaques, étendant ses offensives au-delà de l’ouest et du sud du pays, au nord de la province de Kayanza et à la province de Muramvya.
Le FNL est le seul groupe rebelle à ne pas avoir signé l’accord de cessez-le- feu avec le gouvernement de transition.
L’ancien groupe rebelle le plus important du pays, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie de Pierre Nkurunziza, qui lui, a signé cet accord, est désormais le parti politique majoritaire à l’Assemblée nationale.
Conformément à l’Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi, et pour la première fois depuis la fin de la transition, députés et sénateurs éliront leur président vendredi. M. Nkurunziza, qui se présente sous la bannière du CNDD-FDD, est le seul candidat en lice.
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