Lors d’une conférence de presse tenue lundi à Bujumbura, la capitale, Amadou Seck, chef de l’unité électorale de la Mission de l’ONU au Burundi (ONUB), a déclaré que certaines irrégularités s’étaient produites. Contrairement aux élections communales du 3 juin dernier, le vote n’a été interrompu dans aucun bureau de vote.
Seuls quelques incidents mineurs, sans conséquence sur les résultats, sont à noter, affirme Paul Ngarambe, président de la Commission électorale nationale indépendante.
Les résultats préliminaires sont attendus mardi.
La plupart des bureaux de vote ont ouvert à 6h (4h GMT), mais certains d’entre eux n’ont ouvert que vers 8h (6h GMT).
Vers midi, le taux de participation était toujours bas, selon Seck, puisque seuls 11 pour cent des électeurs inscrits avaient voté, à l’exception de la province de Gitega, où 40 pour cent des électeurs inscrits avaient voté.
Plusieurs Burundais ont préféré se tenir loin des bureaux de vote par crainte des attaques du seul groupe rebelle toujours actif, les Forces nationales de libération (FNL). Au cours des élections communales du 3 juin, les miliciens des FNL avaient interrompu le vote dans plusieurs régions de la province de Bujumbura Rural, la zone où ils sont les plus actifs, et Bubanza.
Carolyn MacAskie, l’envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU au Burundi, a néanmoins rassuré les Burundais. Elle a affirmé, lors d’une conférence de presse dimanche dernier, qu’il n’y aurait pas de problèmes de sécurité pendant le déroulement des élections. Selon elle, les FNL se sont engagées à ne pas perturber le vote et l’ONU a déployé 2 000 éléments à travers le pays.
De nombreux observateurs ont été dépêchés par plusieurs organisations parmi lesquelles : l’Union européenne, l’organisation de la Francophonie, ONUB, la Coalition de la société civile pour la supervision des élections au Burundi (COSOME) et d’autres organisations de la société civile.
La nouvelle Assemblée nationale viendra entériner la fin d’une guerre civile qui aura duré 11 ans. En vertu des Accords de paix d’Arusha signés en 2000, qui prévoient un partage des pouvoirs, 60 pour cent des sièges de l’Assemblée seront attribués aux Hutus et 40 pour cent aux Tutsis.
Le 29 juillet prochain, les Burundais éliront leurs représentants au Sénat. Par la suite, le 19 août, les nouveaux sénateurs et les membres de l’Assemblée nationale choisiront ensemble le prochain chef d’État.
De sa province natale de Kayanza, Domitien Ndayizeye, le président burundais par intérim, a exhorté mercredi « le vainqueur à gouverner dans l’intérêt de l’ensemble des Burundais et le perdant à respecter le choix de ces derniers ».
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