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Le président ordonne le désarmement des rebelles étrangers

Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo (RDC), a déclaré mardi devant des diplomates qu’il avait ordonné aux forces armées nationales de désarmer les milliers de rebelles étrangers présents dans l’est du pays.

Kabila a affirmé que le gouvernement avait décidé de« la mise en œuvre immédiate du désarmement forcé de groupes armés étrangers évoluant sur le territoire national, particulièrement dans l’est du pays », lors d’une rencontre d’ambassadeurs à Kinshasa, la capitale de la RDC, pour évaluer la performance de son gouvernement de transition, qui restera encore deux ans au pouvoir.

Ntumba Luaba, secrétaire général du gouvernement, a déclaré que « des instructions avaient été données aux forces armées de la RDC, qui opèreront avec l’appui de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) ».

Ntumba a refusé de préciser quand les forces armées seront déployées.

La présence de milices armées rwandaises dans l’est du Congo est source de tension entre Kigali et Kinshasa. Certains hauts commandants rebelles auraient été impliqués dans le génocide rwandais de 1994, au cours duquel 937 000 Tutsis et Hutus modérés avaient trouvé la mort.

L’Union africaine (UA), l’organisation politique et de sécurité la plus importante du continent, affirme qu’il y a entre 8 000 et 10 000 de ces rebelles dans l’est du Congo. Selon les autorités rwandaises, ils seraient 15 000. Les milices sont composées d’anciens membres des Forces armées rwandaises (FAR) et de l’Interhamwe, opérant maintenant sous le nom de Forces démocratiques de libération du Rwanda.

Lors d’une réunion tenue le 15 et le 18 mars sur le désarmement et la neutralisation de ces groupes armés, l’UA a conclu que les milices possèdent une structure militaire classique, mais n’ont souvent pas la puissance correspondante. Elles possèdent deux divisions : l’une située dans la province du Nord Kivu et l’autre, au Sud Kivu.

Ces groupes constituent « la menace la plus sérieuse en terme de nombre et de force ».

L’UA affirme que d’autres groupes opèrent également dans l’est de la RDC : le Front national de libération du Burundi (FNL) dirigé par Agathon Rwasa et présent dans la région d’Uvira, les Forces démocratiques alliées / l’Armée nationale de libération de l’Ouganda (ADF/NALU) dans les régions de Beni et Butembo, et l’Armée de rédemption du peuple (PRA), qui n’est toujours pas localisée.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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