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2 000 réfugiés libériens rapatriés du Nigeria

Le Nigeria rapatriera prochainement quelque 2 000 réfugiés libériens ayant fui leur pays il y a plus de 15 ans, lorsque la guerre civile a éclaté au Liberia.

Le autorités nigérianes et les représentants libériens chargés du rapatriement des réfugiés ont, avec l’appui de l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), signé jeudi dernier à Abuja une convention pour le transport par voie aérienne des réfugiés libériens.

Selon Soyinka-Onijala, un porte parole de la présidence nigériane, 903 réfugiés au total ont quitté le Nigeria l’année dernière dans le cadre d’un programme de rapatriement supervisé par le HCR.

Le nouveau programme de rapatriement concernent 2 009 personnes. Il ne restera donc au Nigeria que 651 personnes sur les 3 563 réfugiés libériens ayant accepté de rentrer chez eux, indique le porte-parole.

Près de 350 000 libériens auraient trouvé refuge dans d’autres pays ouest-africains pendant la guerre civile du Liberia qui a duré 14 ans, de 1989 à 2003.

Le programme du HCR pour le rapatriement de ces réfugiés s’exécute lentement. A la mi-juin, le HCR avait participé au rapatriement de quelque 21 000 réfugiés venant principalement de la Sierra Leone et de la Guinée voisines.

Toutefois, les Nations unies reconnaissent que 100 000 autres personnes ont spontanément accepté de rentrer au pays.

Même si certains réfugiés provenant du Nigeria sont rapatriés à temps pour leur permettre de participer aux élections présidentielles du 11 octobre prochain, ils ne seront pas autorisés à voter, car ils aurait fallu qu’ils soient rentrés au plus tard le 4 juin pour pouvoir s’inscrire sur les listes électorales.

Le Nigeria accueille encore l’ancien président libérien Charles Taylor a qui les autorités nigérianes ont accordé l’asile politique pour faciliter la signature de l’accord de paix d’août 2003 qui a mis fin à la guerre civile.

La communauté internationale exerce une pression de plus en plus forte sur le président nigérian Olusegun Obasanjo pour exiger que Charles Taylor soit traduit devant la Cour spéciale de justice de Sierra Leone en raison du soutien qu’il a apporté au mouvement rebelle du RUF (Revolutionary united Front – Front uni révolutionnaire) et de la fourniture d’armes à ce mouvement en échange de diamants sierra léonais.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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