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10 millions de dollars supplémentaires pour financer le programme de réinisertion des ex-combattants - ONU

Dix millions de dollars américains sont encore nécessaires à la communauté internationale pour financer le retour à la vie civile de milliers d’ex-combattants libériens, a prévenu l’ONU, vendredi.

Près de deux ans après la signature de l’accord de paix au Liberia, les quelque 43 000 ex-combattants désarmés attendent toujours les subventions nécessaires pour financer leur réintégration dans les écoles et leur formation professionnelle.

Selon l’ONU, les Etats-Unis viennent de collecter 15 millions de dollars en faveur des ex-combattants et la Suède a offert plus de 3,6 millions de dollars. Quant à la Commission européenne, elle s’est engagée à apporter une contribution de 7 millions d’euros (8,5 millions de dollars).

« Ces sommes ont permis de combler le déficit budgétaire... mais nous avons encore besoin d’environ 10 millions de dollars », a déclaré vendredi à la presse Abou Moussa, le directeur adjoint de la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL).

« Nous sommes convaincus que d’autres bailleurs suivront cet exemple pour nous permettre de combler ce déficit important », a-t-il ajouté.

Le Liberia se remet difficilement de 14 années de guerre civile et à l’approche des élections qui se déroulent dans quatre mois, certains experts internationaux craignent que les ex-combattants désœuvrés ne soient une proie facile pour les personnes mal intentionnées qui désireraient perturber le processus démocratique en cours au Liberia.

Selon certains observateurs, l’échec du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) mis en œuvre au Liberia dans les années 1990 a été une des principales causes de la reprise des hostilités dans ce pays d’Afrique de l’ouest.

« L’échec du DDR a joué un rôle déterminant dans la reprise des combats en 1997. Il a permis la constitution des factions armées qui ont mis le pays à feu et à sang entre 1999 et 2003 », note dans son dernier rapport sur le Liberia l’International Crisis Group, une cellule de réflexion basée à Bruxelles.

« Ce processus se reproduit déjà à Monrovia, ainsi que dans le nord et l’est du Liberia », précise le rapport.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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