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Une ONG lance une campagne pour la dépénalisation des délits de presse

L'ONG de défense et de promotion de la liberté de la presse, Journalistes en danger, a lancé mercredi dans la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa, une campagne de cinq mois visant la dépénalisation des délits de presse dans ce pays.

"Ce projet vise à obtenir de la commission de réforme du droit congolais la suppression, de l'arsenal juridique congolais, des peines d'emprisonnement des journalistes pour les délits de presse tels que la diffamation, les
imputations dommageables, l'offense aux autorités, les fausses nouvelles,
l'injure, etc. exception faite pour les incitations à la haine ethnique ou
raciale, à la violence et au meurtre ainsi que l'apologie du crime et du
meurtre," a indiqué le JED.

La liberté de la presse est régie par une loi du 22 juin 1996. Selon ce
texte, a expliqué le JED, "un journaliste peut être condamné à la peine capitale pour trahison s'il publie une information considérée comme secret défense". Le JED précise néanmoins qu'à ce jour aucune liste des informations qualifiées de secret-défense n'a été dressée.

La loi est un "héritage des années de la dictature du Maréchal Mobutu", a
dit le JED. Il estime que "le moment est propice pour que les défenseurs de
la liberté d'expression puissent mener des actions afin d'obtenir une
modification des lois qui restreignent la liberté d'expression en général, celle de la presse particulièrement".

Selon les statistiques du JED, plus de 250 journalistes ont été privés de
leur liberté pour des périodes plus ou moins longues entre 1997 et 2002.

Le JED a, par ailleurs, rappelé que la Commission des droits de l'homme des Nations Unies estime depuis juillet 1992, que les peines d'emprisonnement pour les délits de presse sont plus destinées à faire taire les journalistes qu'à les corriger.

L'ONG espère, entre autres, au terme de cette campagne qui s'achèvera le 3
mai 2004, la transformation des délits de presse en délits civils,
l'amélioration de la qualité de l'information, un accès pour tous à une information libre et pluraliste et la création d'un observatoire des médias.




This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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