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Human Rights Watch appelle le gouvernement transitoire à respecter les droits humains

L'organisation de défense des Droits de l'Homme, Human Rights Watch, a incité le gouvernement transitoire congolais à entrer dans une nouvelle ère de respect des droits humains.

"Maintenant est venue l'heure pour toutes les parties concernées dans la guerre au Congo de tourner la page et de permettre aux militants des droits humains et aux journalistes de faire leur travail. Si le nouveau gouvernement veut construire une paix durable, il devra être basé sur l'état de droit et le respect de la liberté d'expression", a affirmé Alison Des Forges, conseillère pour la région des Grands Lacs à Human Rights Watch.

A l'occasion de la présentation, jeudi 24 juillet, d'un document sur la liberté d'expression et la liberté d'association, Human Rights Watch a dénoncé les nombreuses attaques dont sont victimes les défenseurs des Droits de l'Homme en République Démocratique du Congo (RDC).

"Pendant ces dernières années, les principaux groupes rebelles et l'ancien gouvernement de la RDC ont été responsable d'intimidation et d'harcelement contre ceux qui ont dénoncés des abus des droits humains", a déclaré Human Rights Watch.

L'organisation a néanmoins noté des évolutions positives au début de ce mois. Un militant originaire d'Uvira qui avait été battu et détenu sans aucune accusation pendant 13 jours, a été libéré par le Rassemblement Congolais pour la Démocratie-Goma. La Cour d'Ordre Militaire à Kinshasa a été abolie sous la pression des groupes de droits humains, constate l'organisation de défense des Droits de l'Homme.

Human Rights Watch appelle le nouveau gouvernement à protéger "les militants des droits humains [qui] ont risqué leur vie en rapportant les pires atrocités commises durant la guerre [en RDC]".

Pendant cette période de transition de deux ans en RDC, l'organisation a " vivement conseillé" au gouvernement d'associer les groupes des droits humains aux "aspects clés de la transition". Sont notamment visées, la justice, afin que soient jugés les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité ainsi que l'établissement d'une commission vérité et réconciliation. Human Rights Watch a encore demandé à la ministre des droits humains, Marie Kalala de "[délibèrer] en coopération avec les groupes de droits humains dans les différentes régions du pays dès son entrée en fonction".

Le document de présentation est disponible sur internet à l'adresse suivante :
http://www.hrw.org/french/press/2003/congo0703bp.htm


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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