Cette initiative a coïncidé avec la Journée annuelle de l'enfant africain
célébrée le 16 juin.
Avec la procédure d'enregistrement, l'existence d'un enfant est reconnue de façon permanente et officielle. A l'heure actuelle, on estime à seulement 34 pour cent le nombre de naissances enregistrées en RDC, D'après l'UNICEF.
L'enregistrement des naissances est fondamental pour accéder à un certain
nombre de droits et de besoins tels que soins de santé et programmes de
vaccination; cette procédure permet aussi de scolariser les enfants dès l'
âge requis et d'appliquer les lois en matière d'âge minimum pour le travail.
L'enregistrement des naissances permet aussi de lutter efficacement contre le problème des jeunes filles mariées de force avant un âge légal, a
expliqué l'UNICEF.
Les enfants enregistrés auprès de l'état civil ont droit à une protection spéciale en cas de conflit avec la loi, ne font pas leur service militaire avant l'âge requis, ne sont pas conscrits de façon prématurée ou encore ont moins de risque d'être harcelés par la police ou par d'autres représentants officiels de la loi.
En outre, l'enregistrement des naissances donne droit à la nationalité, protège les enfants victimes de trafic humain qui sont ensuite rapatriés et retrouvent des membres de leur famille.
L'agence onusienne a indiqué que l'enregistrement auprès de l'état civil dès la naissance facilite plus tard l'obtention d'un passeport, l'ouverture d'un compte bancaire, l'obtention d'un crédit, le droit de vote ou la recherche d'un emploi.
« Outre les questions relatives à la protection, le registre de l'état civil garantit que le pays a une base de données à jour et fiable pour les
planifications, » selon l'UNICEF. « C'est aussi utile pour la planification au niveau national que pour les instances du gouvernement local responsables de l'éducation, de la santé et d'autres services sociaux dont bénéficie la communauté ».
L'UNICEF attribue l'échec constaté en RDC en matière d'enregistrement des
naissances à plusieurs facteurs : méconnaissance de l'importance de cette formalité, longues distances entre les villages et bureaux officiels du registre de l'état civil, le fait que la procédure d'enregistrement coûte deux dollars après un délai de 30 jours, un tarif trop élevé pour grand nombre de Congolais.
A la demande du président Kabila, une réunion entre représentants du
gouvernement et organisations humanitaires doit avoir lieu le 16 juillet pour évoquer les progrès de la campagne d'enregistrement des naissances qui doit s'achever officiellement le 20 novembre 2003.
Dans le cadre de l'Article Sept de la Convention relative aux droits de l'
enfant, « l'enfant est enregistré aussitôt à sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d'acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux ». La Convention, qui est entrée en vigueur le 2 septembre 1990, a été, à ce jour, ratifiée par 191 pays dont la RDC.
[Le texte de la Convention relative aux droits de l'enfant est disponible
sur : http://www.unicef.org/crc/crc.htm]
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