Un accord permettant la reprise de l’enseignement a été conclu mercredi entre l’Interfédérale des enseignants de Centrafrique, une organisation parapluie représentant cinq syndicats, et le ministère de l’Éducation. En avril, le gouvernement s’est quelque peu racheté en tenant sa promesse de commencer à payer les salaires chaque mois.
Un porte-parole syndical, Michel Kpingo, a révélé à IRIN, vendredi, que les enseignants acceptaient de reprendre le travail sans exiger que le nouveau gouvernement leur verse immédiatement la plus grande partie des arriérés. Il a expliqué que les enseignants avaient pris cette décision parce qu’ils avaient aidé à renverser le président Ange-Félix Patassé, le 15 mars.
"Comme nous avons beaucoup contribué à ce changement et que nous sommes représentés dans le gouvernement de transition, nous avons décidé de mettre fin à la grève", a déclaré M. Kpingo.
Le ministre de l’Éducation, Bevarah Lala, a accepté de défrayer le transport des enseignants vers leurs postes de travail, dans les autres régions du pays. Comme des centaines de milliers d’autres personnes du nord du pays, les enseignants ont fui leurs foyers lorsque M. Bozizé a lancé, en octobre 2002, une campagne armée pour renverser le gouvernement de M. Patassé.
Les enseignants ont amorcé, ce même mois, leur grève illimitée, en réclamant le paiement immédiat de neuf mois d’arriérés de salaires. Mais M. Patassé a plutôt recruté des enseignants non qualifiés pour tenter de briser la grève.
Un instituteur nouvellement embauché gagne autour de 70 000 francs CFA (116 dollars USA.) par mois, tandis qu’un professeur d’une école secondaire reçoit environ 90 000 francs CFA (150 dollars).
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