Une déclaration rendue publique mercredi par le Conseil de sécurité précise que le Rwanda a le devoir de donner suite aux demandes du TPIR pour ce qui est de l'arrestation ou de la détention des accusés, ainsi que de leur remise ou transfèrement. Selon la déclaration du Conseil, le Gouvernement rwandais doit aussi mettre les témoins à la disposition du Tribunal et contribuer aux enquêtes qu'il mène.
Dans une lettre au président du Conseil de sécurité, rendue publique le 2 août dernier au siège de l'ONU à New York, le juge Navanethem Pillay, du TPIR, signalait que le procureur général du Tribunal, Carla Del Ponte,
s'était plainte de la coopération déficiente offerte par les autorités
rwandaises pour ce qui est de garantir la disponibilité des témoins. Mme Pillay prévenait que cette situation risquait d'entraver le travail du Tribunal et de retarder indûment les enquêtes du procureur général.
La lettre accusait notamment les autorités rwandaises de ne pas remettre à temps aux témoins les documents de voyage leur permettant de comparaître lors des procès en cours. Les juges du Tribunal ont exprimé leurs vives préoccupations après que trois procès aient été reportés à plusieurs reprises à cause de l'absence de témoins du Rwanda, écrivait Mme Pillay.
De son côté, dans une réponse de neuf pages, le Rwanda a reproché au
Tribunal d'être confronté à une "crise de gestion, à de l'incompétence et de la corruption dont lui seul est responsable". Le Gouvernement disait souhaiter "récuser les tentatives d'accusation du procureur général pour imputer la crise au Rwanda plutôt qu'au Tribunal lui-même".
Mme Del Ponte a aussi accusé les Rwandais de s'être soustraits aux efforts pour enquêter sur des violations des droits de l'homme commises par l'Armée patriotique rwandaise en 1994.
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