lundi pour pouvoir distribuer 44 000 tonnes métriques de vivres pour aider à nourrir plus d'un million de Burundais jusqu'aux principales récoltes, en avril 2003. L'agence a indiqué que le retard de deux mois des pluies, combiné aux récoltes médiocres de la précédente saison de culture, pourraient, "aussi tôt que ce mois-ci", accroître le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire de 580 000 à 1,2 million de Burundais.
"La situation est devenue alarmante, et la communauté internationale doit
intervenir de toute urgence", a déclaré Mustapha Darboe, directeur et
représentant du PAM au Burundi. Le PAM, qui se décrit comme l'agence de
l'ONU luttant en première ligne contre la faim dans le monde, a aussi
indiqué qu'il s'efforçait "de s'occuper du flux actuel de réfugiés congolais (au Burundi), qui a atteint environ 14 000 personnes".
Le Burundi est aussi confronté à un début d'épidémie de paludisme qui
pourrait, selon le PAM, "s'attaquer aux populations affamées et affaiblies".
En 2002, rappelle le Programme, quelque 600 000 personnes "ont été prises" dans une épidémie de paludisme, tandis que des milliers d'autres combattaient une sécheresse grave.
Le PAM soutient en outre que la situation alimentaire pourrait s'aggraver encore si les combats continuent et si d'importants déplacements de populations surviennent. Jusqu'à maintenant, les provinces les plus touchées
par les combats étaient celles de Ruyigi, Gitéga, Bubanza, Muramvya et
Bujumbura Rural, d'ajouter le Programme. Ce dernier a effectué cette évaluation la veille de la signature à Arusha (Tanzanie) d'un accord de cessez-le-feu entre la principale faction rebelle et le Gouvernement de transition.
En octobre, le Comité d'alerte rapide du Burundi rapportait que le retard
des pluies pourrait entraîner des rendements inférieurs lors de la récolte de décembre. Les faibles précipitations ont aussi entraîné une chute des niveaux hydrostatiques dans les terres agricoles marécageuses et ce, à des niveaux "dangereusement bas". Les cultures dans ces zones commencent habituellement en décembre, pour préparer la récolte d'avril, rappelle aussi le PAM.
La réduction de la production d'aliments exercerait une "pression
additionnelle" sur des ressources en aide alimentaire déjà étirées au
maximum. Toujours selon le PAM, cette pression commencera à se faire sentir
en décembre, si les contributions des donateurs ne sont pas rapidement
disponibles.
"Nous commençons à distribuer l'aide alimentaire dans les zones les plus
durement touchées suffisamment tôt pour contenir la crise, mais si nous
n'obtenons pas rapidement de nouvelles promesses de financement, les réserves de vivres vont s'épuiser et la situation se détériorera
rapidement", d'ajouter M. Darboe.
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