1. Accueil
  2. West Africa
  3. Côte d’Ivoire

Appel pressant d'un haut fonctionnaire de l'ONU pour mettre un terme aux violations des droits de l'homme

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Sergio Vieira de Mello, a exprimé mercredi sa vive préoccupation face à " l'aggravation de la situation humanitaire et des droits de l'homme en Côte d'Ivoire".

Il a lancé un appel pressant au Gouvernement et aux groupes armés pour qu'ils prennent toutes les mesures nécessaires pour alléger les souffrances des populations civiles dans le respect des dispositions de la Convention (IV) de Genève, relative à la protection des civil en temps de guerre.

Des exactions variées, a-t-il souligné, ont été commises depuis le 19 septembre 2002, après que des hommes armés aient tenté de renverser le Gouvernement ivoirien et occupé plusieurs ville du centre et du nord de la Côte d'Ivoire. Il s'agit notamment « d'exécutions sommaires, d'arrestations arbitraires, d'exactions perpétrées pour des raisons de nationalité ou d'appartenance ethnique et religieuse, d'atteintes aux droits de l'enfant, de destructions de propriétés privées et de déplacements de populations ».

De tels actes, a noté M. Vieira de Mello, "sont autant de violations graves des droits de l'homme passibles de poursuites devant les juridictions nationales ainsi que devant la Cour pénale internationale, dont la Côte d'Ivoire est signataire du Statut ».

Le Haut Commissaire a déploré l'absence d'un accord de cessez-le-feu. Il a demandé au Gouvernement et aux groupes armés de manifester leur attachement au processus de négociation en collaborant activement avec les médiateurs de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest et avec le Représentant spécial du Secrétaire-Général des Nations Unies qui exploreront « avec eux tous les moyens de garantir le respect des droits de l'homme et d'améliorer la situation humanitaire ».

« Seules la médiation et l'amorce d'un dialogue au sein de toutes les composantes de la société ivoirienne dans l'esprit de tolérance qui faisait autrefois la réputation du pays, permettront de mettre un terme au conflit », a-t-il conclu.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join