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Des groupes des droits de l’homme soutiennent que le gouvernement sponsorise la violence

Les deux dernières années et demi au Nigeria ont connu une montée alarmante de la violence et des violations des droits de l’homme, ont déclaré, dans un rapport paru lundi, l’Organisation mondiale contre la torture OMCT), basée à Genève, et le Centre for Law Enforcement Education (CLEEN) sis à Lagos.

Dans plus de 50 incidents séparés et vérifiés, plus de 10 000 Nigérians auraient été victimes d’exécutions extrajudiciaires, avec une moyenne de plus de 200 exécutions par incident, si l’on en croit le rapport.

Le rapport porte le titre: "L’espoir trahi? Un rapport sur l’impunité et la violence sponsorisée par l’Etat au Nigeria".

Les agents de la sécurité ont été responsables de nombreuses morts, accompagnés de viol, de mutilation et de torture de milliers de femmes, de personnes âgées, d’enfants et d’autres civils sans défense, précise le rapport.

"Cette situation dans laquelle se trouve actuellement les Nigérians est l’inverse de l’espoir né des fortes attentes et promesses qu’avaient suscité l’inauguration du gouvernement élu du président Olusegun Obasanjo », est-il ajouté.

Le gouvernement de M. Obasanjo est entré en fonction le 29 mai 1999.

L’OMCT et CLEEN ont indiqué que les rôles visibles de l’Etat et de ses agences de sécurité dans la perpétuation des violations ont été voilés par les médias locaux et internationaux, qui ont décrit la situation comme étant de nature ethnique et religieuse, épargnant ainsi le gouvernement l’entière responsabilité de ces incidents et de leur répétition.

Le rapport publié lundi est axé sur sept incidents sélectionnés dans six zones géopolitiques du pays : la crise d’Ife-Modakeke (Etat d’Osun), la crise d’Umuleri/Aguleri (Etat d’Anambra State), le massacre d’Ode (Etat de Bayelsa), la crise à Kaduna (Etat du même nom), la crise à Jos (Etat du Plateau), le massacre de Benue(Etat de Benue) et les tueries d’Odukpani (Etat de Cross River).

Il a également analysé le cadre juridique pour que le gouvernement rende des comptes, au niveau fédéral et de l’Etat, pour les graves violations des droits de l’homme qui ont été commises.

Il a recommandé que les Nations Unies soumettent le gouvernement nigérian à une enquête pour avoir attiser les affrontements ethniques et religieux.

Il a aussi fait une série de recommandations au gouvernement du Nigeria, à la Commission africaine des droits de l’homme et au Groupe ministériel d’action du Commonwealth.

Pour des précisions sur les moyens d’avoir accès au rapport, visiter: http://www.omct.org

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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