Dans un communiqué de presse, WVI a constaté que la Mauritanie est la plus durement frappée. Le bétail meurt à cause du manque d’eau tandis que les pasteurs déplacent le reste du cheptel vers la frontière sud oú il y a encore un peu de patûrage, ce qui laisse une partie de la population avec peu ou aucun accès à de la viande fraîche et à du lait.
"Même s’il y a une courte saison des pluies en Mauritanie, le meilleur scénario sera de 40 pour cent de perte dans la production agricole. S’il ne pleut pas du tout, ce chiffre pourrait grimper à 90 pour cent des cultures détruites ».
Au Sénégal, pays voisin au sud de la Mauritanie, des régions qui recevaient d’habitude 24 pouces de pluie par an, n’en ont eu que cinq à la date de lundi, a noté WVI, ajoutant que le gouvernement et les paysans dans l’ensemble du pays ont exprimé leur inquiétude devant la situation « menaçante ». La semaine dernière, une journée nationale de prière pour la pluie a été célébrée.
"Même s’il se met à pleuvoir maintenant, ce sera encore catastrophique, du point de vue agricole », a remarqué Torrey Olsen, directeur national de WVI au Sénégal. L’ONG, a-t-il informé, prépare des plans de réponse d’urgence à la sécheresse.
Des sources proches des Bureaux régionaux du Programme alimentaire mondial à Dakar, au Sénégal, ont déclaré il y a une semaine à IRIN que d’autres pays sahéliens, notamment le Niger, le Burkina Faso et le Mali, ont également eu peu de précipitations.
L’agence de l’ONU a dépêché une équipe d’experts afin d’évaluer la situation et de formuler une stratégie de réponse.
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