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Babangida devant la cour pour arrêter une enquête sur le meurtre d’un directeur de publication

Une bataille juridique a commencé mardi entre l’ex-dirigeant militaire nigérian, le général Ibrahim Babangida, et le gouvernement, concernant l’enquête sur le meurtre non élucidé depuis 16 ans d’un journaliste de renom, Dele Giwa, qui s’est produit sous le règne de M.Babangida.

La Commission d’enquête du Nigeria sur les violations des droits de l’homme(HRVIC), dans son rapport il y a un mois au président Olusegun Obasanjo, a recommandé de poursuivre en justice M. Babangida et deux anciens chefs des renseignements pour le meurtre de Giwa avec un colis piégé à son domicile à Lagos le 19 octobre 1986.

Il y a un mois, M. Obasanjo a nommé un comité spécial pour veiller à l’application de ses recommandations. La HRVIC a été établie par M. Obasanjo peu après son élection à la présidence, dans le but d’enquêter sur les violations des droits de l’homme au Nigéria depuis les années 1960.

M. Babangida a ensuite déposé un recours pour empêcher M. Obsasanjo de "considérer ou d’accepter des observations et des recommandations » de la commission le concernant. Lors de l’audience mardi, le gouvernement a déposé un contre recours sollicitant l’autorité d’agir sur les recommandations de la HRVIC. L’audience a été ajournée au 8 juillet.

Or, comme comme il est attendu que M.Babangida entre en lice dans les élections présidentielles de l’année prochaine, l’affaire ne manquera pas d’avoir des implications néfastes pour son avenir politique si le gouvernement a gain de cause.

Giwa, qui était le fondateur du principal hebdomadaire nigérian ‘Newswatch’, prenait le petit déjeuner dans son cabinet d’étude lorsqu’il a reçu un colis qui lui était adressé. Le journaliste Kayode Soyinka, qui était avec lui à ce moment a survécu à l’explosion, et aurait déclaré que Giwa lui a dit que le colis venait « du président » avant qu’il explose.

Les soupçons à l’égard du gouvernement ont été confortés par le fait que trois jours auparavant, Giwa avait été emmené par trois officiers de la sécurité de l’Etat pour un interrogatoire fondé sur des soupçons de possession d’armes et de préparatifs pour « fomenter une révolution socialiste ». Le matin de sa mort, son épouse a déclaré que le directeur des renseignements militaires de l’époque avait téléphoné pour lui demander des indications pour se rendre à la résidence des Giwa.

Un célèbre avocat des droits de l’homme, Gani Fawehinmi, qui sollicite une poursuite judiciaire contre M.Babangida et les deux chefs de la sécurité depuis le décès de Giwa, a informé lundi que le gouvernement l’a invité à faire partie de son équipe légale.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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