M. Moghalu a indiqué jeudi à IRIN que le fonds avait reçu 8 millions de dollars depuis son lancement en 1995 (date de création du TPIR) et que "ces fonds sont presque épuisés". "Ce fonds de contributions volontaires est différent des contributions régulières," a-t-il dit, ajoutant que les contributions pour le fonds étaient volontaires.
Il a expliqué que les fonds seraient utilisés pour le programme sur le terrain prévu au Rwanda et pour certaines activités de programme pour le tribunal. Le TPIR voudrait sensibiliser les organisations et les individus sur la façon dont ils peuvent contribuer au fonds.
Alors que le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, basé à La Haye aux Pays-Bas, a reçu jusqu'à présent 30 millions de dollars pour son Fonds, le TPIR sis à Arusha en Tanzanie est à la traîne, a-t-il souligné.
Parallèlement, Simon Bikindi, un célèbre chanteur-compositeur rwandais de musique populaire et directeur du groupe Irindiro Ballet, a été transféré mercredi des Pays-Bas au Tribunal à Arusha pour répondre d'accusations l'impliquant dans le génocide rwandais de 1994 , a indiqué un communiqué du TPIR.
M. Bikindi est inculpé de six actes de conspiration pour commettre le génocide, ou alternativement de complicité dans le génocide, d'incitation directe et publique à commettre le génocide et de crimes contre l'humanité (meurtre et persécution), a informé jeudi le TPIR.
L'accusé, qui a été aussi responsable au Ministère de la jeunesse et des sports et membre du parti politique au pouvoir en 1994, est accusé inter alia d'avoir composé et chanté des chansons incitant les milices Interahamwe et les civils à tuer et détruire les Tutsis.
Il est également inculpé d'avoir participé avec d'autres à la planification, l'instigation et la préparation du massacre des Tutsis, ainsi que d'avoir joué un rôle majeur dans le recrutement et l'entraînement des Interahamwe pour qu'ils commettent ces crimes, a ajouté le communiqué.
Mercredi, l'ancien encadreur de la jeunesse dans la commune de Ngoma, dans la préfecture de Butare située dans le sud du Rwanda, Joseph Nzabirinda, a plaidé non coupable à quatre chefs d'accusation de crimes de génocide qu'il aurait commis au Rwanda en 1994, a informé un communiqué du TPIR.
M. Nzabirinda est accusé d'avoir invité des réfugiés tutsis et autres de la commune de Ngoma à venir se réfugier dans la montagne de Kabakobwa, leur affirmant qu'ils y seraient en sécurité, a précisé le communiqué. Peu de temps après, des soldats et des Interahamwe sont arrivés et ont lancé une offensive massive sur les Tutsis, tuant des milliers de personnes.
Il est aussi accusé d'avoir poursuivi les survivants de ce massacre et de les avoir tués, a continué le communiqué, ajoutant que les jeunes filles et les femmes survivantes avaient été violées avant d'être mises à mort. M. Nzabirinda est accusé d'avoir lui-même violé plusieurs jeunes filles tutsies dans le secteur de Sahera avant qu'elles soient tuées.
M. Nzabirinda a été transféré au Centre de détention de l'ONU à Arusha le 20 mars, de Bruxelles, en Belgique, où il avait été arrêté le 21 décembre 2001.
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