Dans un communiqué de presse, le groupe de défense des droits de l'homme a également critiqué le RCD et son allié, le Rwanda, de détenir arbitrairement des Congolais dans un container à proximité de la ville de Goma, dans l'est du pays.
Le 15 mars, des responsables de la sécurité appartenant à la Direction Provinciale de la Sécurité à Goma, ont arrêté et brutalement frappé un militant des droits de l'homme, Richard Muhindo Bayunda, aux dires de Human Rights Watch (HRW).
Il a été arrêté lorsqu'il rencontrait des responsables de la sécurité pour protester contre la détention d'un journaliste, et contre le fait que les autorités menaçaient de l'arrêter une nouvelle fois s'il ne paie pas 60 dollars, de pots de vin, a indiqué HRW.
"Les officiels ont frappé M. Bayunda et l'ont battu avec des battes et des crosses de fusil. Quand il a été ultérieurement relâché le même jour, il vomissait du sang et avait des plaies ouvertes sur son dos, son derrière et sa bouche", a-t-elle informé.
M. Bayunda est le directeur du Centre pour la recherche sur l'environnement, la démocratie et les droits de l'homme (CREDDHO) à Goma, une organisation qui dénonce régulièrement les abus auprès des autorités du RCD, d'après HRW.
"Les autorités du RCD ont toujours dit aux organisations locales des droits de l'homme de les informer directement des violations au lieu d'en informer les étrangers", a indiqué Alison Des Forges, conseillère principale auprès de la Division Afrique du HRW. "Et ensuite ils frappent le militant qui leur amène de telles inquiétudes à éplucher".
A part d'autres cas de détentions et de harcèlement, les soldats de l'armée rwandaise et du RCD - qui se battent contre la milice locale Maï Maï - détiennent à l'heure actuelle des suspects dans le conteneur d'un cargo à Ndosho, à environ 15 km de Goma, dans des conditions inhumaines, a révélé HRW.
Citant des sources locales, elle a précisé que des soldats rwandais avaient refusé d'autoriser des autorités judiciaires du RCD à visiter le conteneur, et que les détenus - dont plusieurs auraient été torturés - n'ont pas accès à une aide médicale ou juridique, ou à leurs familles.
"Le conteneur devient très chaud la journée et très froid la nuit", a expliqué HRW. L'organisation a demandé au gouvernement rwandais et au RCD de fermer cette facilité de détention illégale et inhumaine.
"Les détenus doivent soit être libérés soit être inculpés de délits et transférés dans un centre de détention officiellement reconnu, conformément au droit congolais", a suggéré HRW.
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