Néanmoins, en dépit de cette hausse importante, les unités calorie et
protéine n'ont augmenté cette année que de 24 pour cent, en raison de
l'augmentation plus faible des denrées de plus grande valeur telles que les
céréales et les légumineuses, par rapport aux bananes, aux pommes de terre douces et au manioc, a ajouté le rapport du FEWSNET.
Les taux élevés de la production actuelle sont davantage liés à des
conditions climatiques favorables et notamment à d'importantes
précipitations qu'à l'intensification de la production agricole. Cette
situation signifie donc que la production pourrait chuter rapidement avec de mauvaises conditions climatiques, a mis en garde le rapport de FEWSNET.
Pour la période de janvier à juin 2002, le taux de calories quotidien par
habitant devrait se situer autour de 2 050 kilocalories, un chiffre très
proche de la norme internationale de 2 100 kilocalories par habitant.
Toutes les provinces ne sont, toutefois, pas autonomes. Il reste des poches d'insécurité alimentaire, en particulier dans les trois provinces de
Gikongoro, Butare et Gisenyi, qui regroupent 26 pour cent de la population rwandaise.
Il convient de mettre en place une aide alimentaire " très ciblée " et les
vivres doivent être achetés dans la région ou le pays concerné, a recommandé l'agence.
L'achat de nourriture au Rwanda pose néanmoins un problème. L'excédent de
production provient principalement des bananes, des pommes de terre douces
et du manioc, des denrées trop volumineuses et rapidement périssables qui les rendent difficiles à utiliser dans le cadre d'opérations d'aide
alimentaire.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions