1. Accueil
  2. West Africa
  3. Guinea

Amnesty International soutient que les défenseurs des droits de l'homme sont harcelés

Les défenseurs des droits de l'homme et les opposants politiques en Guinée-Bissau font face à « un étau soutenu" contre l'opposition pacifique et contre la critique de la politique du gouvernement, a rapporté lundi Amnesty International (AI).

Les victimes de la dernière vague de harcèlements de la part du gouvernement, a précisé AI, incluent le fondateur et ex-président de la Ligue des droits de l'homme en Guinée-Bissau, Fernando Gomes, et le vice-président de la ligue, Joao Vaz Mane. Amnesty a rappelé qu'ils ont été arrêtés et accusés de détournements de fonds donnés à la ligue, mais ni le donateur étranger ni la ligue ne se sont plaints d'eux. « Il ne semble y avoir aucune preuve de malversation », a rapporté Amnesty.

M. Gomes, qui dirige aussi la Alianca Socialista da Guine (Alliance socialiste de Guinée-Bissau) d'opposition, a été arrêté le 2 février et se trouve en garde à vue dans le principal commissariat de police de Bissau. M. Mane a été interpellé le 26 janvier, mais a été relâché sous caution le 1er février.

Amnesty a ajouté que dans des incidents plus récents liés à la liberté d'expression et aux médias, le directeur de l'ONG locale Ajuda e Desenvolvimento (Aide et Développement), et le propriétaire et directeur de la station privée Radio Bombolom a été présenté devant le procureur de la République lundi pour répondre à des questions concernant les statuts d'une radio communautaire, Voz de Quelele, et de Radio Bombolom. Voz de Quelele est sponsorisée par Ajuda e Desenvolvimento.

"Le gouvernement de la Guinée-Bissau doit libérer immédiatement et sans conditions Fernando Gomes et Joao Vaz Mane et toute autre personne détenue pour avoir critiqué la politique du gouvernement, ou doit les inculper d'un délit reconnu », a conclu Amnesty.

[Pour lire le rapport complet, veuillez visiter
http://web.amnesty.org/web/news.nsf/thisweek?openview]


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join