Les ateliers visent à aider les gouvernements à mettre en oeuvre des projets de désinfection parasitaire, qui vont de pair avec les activités d'alimentation scolaire. Dans le cadre de ces projets, les enfants qui vont dans des écoles où le PAM a établi des cantines scolaires recevront des tablettes qui vont les désinfecter des parasites, qui inhibent leur croissance et leur aptitude à apprendre.
Le premier atelier, qui comprenait l'Angola, le Bénin, le Burkina Faso, la République centrafricaine, la Guinée-Bissau, le Mozambique et le Niger, s'est achevé samedi. Le Tchad, la Guinée, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, et le Sénégal participent au deuxième atelier, qui a commencé samedi.
Durant chaque atelier, les agences informent les délégués de l'objectif et des bénéfices du projet Partenaires pour le contrôle des parasites (PPC), et les aide à formuler des propositions pour leurs pays respectifs. Les bénéfices du « déparasitage » sont entre autres l'amélioration de l'état de santé et un meilleur rendement scolaire, en particulier en termes de concentration et de mémoire.
Au fil des ans, des études ont prouvé que l'infestation parasitaire est une préoccupation de santé publique dans les pays les moins avancés. Les trois agences ont décidé d'étendre à l'Afrique le programme pilote 1998-2000 qu'elles ont appliqué au Népal, en raison des résultats du programme et des facteurs socio-économiques et climatiques comparables.
"Le Népal a été une étude de cas réussie", a commenté à IRIN Mirella Genequand de l'OMS. Le projet a réduit de 71 pour cent à 50 pour cent le taux d'infestation de ce pays. Le médicament utilisé, l'Albendazole ou le Mebendazole, est peu coûteux et efficace. Il est administré aux enfants deux fois par an. "Avec dix centimes par an, nous avons des résultats positifs", a déclaré à IRIN Gianpietro Bordignon, conseiller principal du programme au bureau régional du PAM pour l'Afrique de l'Ouest.
Cependant, les deux responsables ont admis que l'initiative ne représente qu'une étape dans l'amélioration de la santé des enfants et de la population. L'eau, l'assainissement, la nourriture, l'hygiène personnelle et les habitudes sanitaires devront aussi être améliorées, ont-il conclu.
Quelque 50 000 dollars sont disponibles pour chaque pays qui décide d'exécuter le projet.
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