D'après M. Anyim, la sentence est répréhensible car elle reflète des éléments de "justice sélective" puisque l'homme a été exonéré, a rapporté le journal 'The Guardian'. M. Anyim s'exprimait à Abuja, la capitale, devant le premier sommet du pays sur les droits de l'homme.
« Pour éviter toute équivoque, il ne s'agit pas d'une opinion sur les vertus ou sur les défauts du système de tribunal de la chari'a. Je suis néanmoins inquiet devant la sanction punitive à l'égard de la femme adultère et devant l'acquittement sélectif de l'homme adultère faute de preuve, du juge présidant le tribunal », a-t-il expliqué.
La sentence a aussi suscité une condamnation de la part des organisation des droits de l'homme locales et internationales. Les médias locaux ont indiqué mercredi que le ministère fédéral des affaires féminines avait déposé un recours auprès du tribunal d'appel de la chari'a de l'Etat. La femme, Safiya Hussaini Tungar-Tudu qui est enceinte, a aussi fait appel contre la sentence.
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