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Un groupe des droits de l'homme critique la position du gouvernement sur les tueries

Un groupe nigérian de défense des droits de l'homme a publié un communiqué lundi invitant le président Olusegun Obasanjo à assumer la responsabilité des récentes attaques de représailles de l'armée contre plusieurs communautés tiv dans l'Etat de Benue, au centre du pays.

"Le Projet sur les droits constitutionnels [Constitutional Rights Project-CRP] pense que le président Obasanjo devrait assumer sa responsabilité personnelle pour l'agissement des soldats car il savait bien quelles seraient les conséquences de ses ordres et les implications pour les villages saccagés », a souligné l'organisation des droits de l'homme dont le siège social est à Lagos. Elle répliquait à un communiqué publié dimanche par les autorités, qui ne confirmait pas si l'armée avait mené des attaques aux abords des frontières des Etats de Benue et de Taraba, ayant fait 200 morts et quelque 300 000 déplacés. Le communiqué, publié au nom du gouvernement par le ministre de l'Information du Nigeria, Jerry Gana, a réitéré la détermination du gouvernement à maintenir des soldats dans les régions instables jusqu'à un retour du calme.

« Le CRP condamne le comportement des soldats qui relève du génocide et des crimes contre l'humanité », poursuit le communiqué, qui a invité les autorités militaires à mener une enquête immédiate à cet égard. Il a également exhorté le gouvernement fédéral à mettre en place une commission judiciaire d'enquête et à déférer devant la justice les responsables ayant donné l'ordre d'effectuer les attaques ainsi que leurs auteurs.

L'armée avait été dépêchée aux frontières de Benue et Taraba à la requête des autorités de l'état pour les assister dans la recherche d'une milice locale qui avait antérieurement enlevé et tué dix-neuf soldats, et pour retrouver leurs corps et leurs armes, est-il précisé dans le communiqué du gouvernement. Les dix-neuf soldats, dont les corps mutilés ont été découverts à Zaki-Biam, le fief des Tiv, faisaient partie des troupes déployées par le gouvernement fédéral en vue de mettre fin à des mois d'affrontements autour de litiges fonciers entre les communautés tiv et junkun. Les autorités militaires du Nigeria ont démenti les informations compromettant les troupes dans les attaques de représailles contre les Tivs.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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