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La remise en liberté des avocats « n'est pas imminente »

La remise en liberté de deux avocats de l'Association nationale du barreau l,ibérien (LBA-anglais) « n'est pas imminente s'ils ne reviennent pas sur leur déclaration, en dépit du paiement de leurs amendes », stipule un communiqué du ministère de l'Information du Liberia, citant mardi le chef de la majorité au sein de la Chambre des représentants du Liberia, Sando Johnson.

Selon M. Johnson, leur libération dépend du retrait d'une déclaration récente dans laquelle ils avaient qualifié d' « inconstitutionnelle » la détention du président de la LBA, Emmanuel Wureh, par la chambre et aussi incité d'autres avocats à boycotter toutes les procédures judiciaires « qui rendent l'homme de la rue vulnérable à des abus complexes ».

M. Wureh fut détenu en septembre dernier et relaxé durant la première semaine d'octobre, à l'issue d'une semaine de boycott des tribunaux par les avocats. Il avait été détenu pour « outrage ».

M. Johnson a déclaré à des journalistes dans la capitale Monrovia que les deux avocats, Marcus Jones et Ishmael Campbell, avaient été jugés coupables d'outrage car ils avaient payé l'amende imposée par le tribunal mais ne s'étaient pas pliés à la seconde exigence qui consiste à renoncer à leur déclaration ou « ils resteront incarcérés jusqu'en mars de l'année prochaine ».

Il a aussi invité le ministre de la Justice du Liberia, Eddington Varmah, à envoyer une assignation formelle aux avocats qui ne se présentent aux audiences du tribunal, arguant que les deux avocats détenus « avaient admis leurs erreurs et payé leurs amendes » .

A partir de vendredi, les avocats ont entamé un deuxième boycott pour protester contre la détention de leurs deux homologues. L'agence panafricaine d'information (PANA) a repris un communiqué des avocats signalant qu'ils allaient tous « boycotter tous les tribunaux, forums administratifs et agences gouvernementales en attendant la remise en liberté des deux qui furent incarcérés mercredi ».

Un consortium de groupes libériens des droits de l'homme a aussi dénoncé la démarche de la Chambre en indiquant que celle-ci avait détenu les avocats « sans les garanties d'une procédure régulière ». Le Centre national pour les droits de l'homme (NHRC-anglais), qui regroupe neuf organisations des droits de l'homme, a accusé la Chambre de « violation flagrante de la constitution libérienne en ne permettant pas aux deux avocats les garanties d'une procédure régulière ».



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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