"Remédier à l'impunité - le fait de ne pas amener les auteurs des abus des droits de l'homme devant la justice - est crucial si l'on aspire à atteindre une réconciliation et une paix durable, à mettre fin aux atteintes aux droits de l'homme, et à rendre justice aux victimes de ces crimes", a indiqué AI.
Le rapport : 'Sierra Leone : Nécessité d'un engagement renouvelé pour mettre fin à l'impunité' sollicite l'apport de fonds suffisants pour la mise en place d'un tribunal spécial des Nations Unies pour la Sierra Leone afin qu'il puisse initier et terminer les procès des principaux auteurs "des plus graves abus des droits de l'homme commis depuis le début du conflit en 1991".
Le financement du tribunal spécial des Nations Unies reste un problème. Le Secrétaire-Général des Nations Unies, Kofi Annan, qui avait proposé son établissement en octobre 2000, a revu à la baisse ses requêtes financières au mois de juillet de cette année, invoquant un manque continu de fonds et et d'annonces de contribution pour les trois premières années de fonctionnement du tribunal.
Le rapport d'AI met aussi l'accent sur la nécessité d'une action à la fois au niveau national et international sur un certain nombre de sujets. Elle a affirmé que la relation entre le tribunal spécial et la Commission Vérité et Réconciliation devait être clarifiée afin d'éviter de mettre en péril l'efficacité des deux. Des ressources sont nécessaires pour permettre au système judiciaire de la Sierra Leone d'être réformé et il faudrait que les droits de l'homme de tous les détenus politiques soient respectés, a-t-elle ajouté.
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