« C'est là un manque de respect à l'égard de la commission », a commenté son président, Chukwudifu Oputa, cité par l'AFP.
M. Buhari avait dirigé le Nigeria entre 1984 et le milieu de 1985, alors que M. Babangida a gouverné du milieu de 1985 au milieu de 1993. L 'AFP a rappelé que leur refus de se soumettre à un interrogatoire représentait le deuxième camouflet pour la commission cette semaine. Lundi, un autre ancien chef militaire, le général retraité Abdulsalami Abubakar, ne s'était pas présenté.
Abubakar, qui a dirigé le Nigeria pendant onze mois en 1998 et 1999, avait été convoqué au sujet du décès en garde à vue de l'opposant politique, Moshood Abiola. Il a envoyé son avocat pour répondre aux questions à sa place, mais l'avocat de la famille Abiola a indiqué que M. Abubakar devait comparaître en personne.
La commission a fait savoir qu'elle prendrait une décision sur la non comparution des trois généraux, qui sera annoncée à une date ultérieure, a ajouté l'AFP.
Etablie en partie sur le modèle de la Commission Vérité et Réconciliation de l'Afrique du Sud, la commission sur les droits de l'homme a été mise en place par le président du Nigeria, Olusegun Obasanjo pour dévoiler les atteintes aux droits de l'homme et trouver des moyens pour promouvoir la réconciliation.
« Cette commission est une commission sérieuse, établie pour effectuer la tâche sérieuse de trouver la vérité et de forger la réconciliation », a ajouté l'AFP, qui citait M. Obasanjo lors de sa comparution devant la commission il y a une semaine.
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