droits de l'homme. "D'importants obstacles doivent être surmontés pour pouvoir trouver une solution durable à la crise politique et militaire, avec un plus grand respect des droits de l'homme, " selon AI. L'organisation a lancé un appel au gouvernement actuel du Burundi pour qu'il garantisse que les membres des forces de l'ordre qui commettent des violations des droits de l'homme soient tenus responsables de leurs actes, maintenant et pendant la transition.
Amnesty International a, par ailleurs, demandé au gouvernement d'organiser et d'encourager un débat sur les principales questions des droits de l'homme liées au conflit et aux modalités de la transition, y compris sur la question de l'impunité et de la justice en vue de promouvoir un rôle central dans le processus transitoire et d'empêcher de nouvelles violations des droits de l'homme. L'association demande que le gouvernement garantisse le respect de la liberté d'expression et des médias pendant cette période, qu'il (le gouvernement) cesse d'armer la population et qu'il prenne des mesures d'urgence contre les violences perpétrées par les Gardiens de la Paix, une milice du gouvernement. L'organisation prie instamment les commandants et les leaders politiques des mouvements armés, engagés dans des négociations, de débattre des moyens d'empêcher les violations des droits de l'homme aujourd'hui et à l'avenir. AI leur a également demandé d'ordonner à leurs forces de ne pas commettre de violations des droits de l'homme.
"Toute violation devra être reconnue publiquement, condamnée et les coupables seront tenus responsables. Ils devront être retirés des positions où ils pourraient commettre de nouvelles exactions," a déclaré AI.
Amnesty a lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle soutienne les groupes de défense des droits de l'homme indépendants et impartiaux, compte-tenu du rôle important que ces derniers pourraient jouer dans le contexte actuel et pour assurer que les forces internationales de maintien de la paix soient dotées du mandat et de la capacité de protéger les personnes appartenant à toutes les communautés ethniques et groupes politiques au Burundi de toute violation des droits de l'homme. " Le devoir de surveiller et de faire état des violations des droits de l'homme devrait figurer dans leur mandat," selon AI.
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