Dans une déclaration à la presse, le Mouvement pour la défense des droits de l'homme (MDHAR) a qualifié de violation constitutionnelle la décision de M. Taylor. « Obliger la nation à écouter une station radio contrôlée par un parti est un abus de pouvoir politique et du droit du peuple à être informé », a ajouté l'AFP en citant le MODHAR. Le groupe de défense des droits de l'enfance 'FOCUS' a décrit l'interdiction comme une violation des droits de l'enfant à être informé, toujours selon l'AFP.
M. Taylor qui avait fait part de sa décision le 23 août, a indiqué qu'il n'autoriserait que son Réseau de Communications du Liberia (LCN) privé, le Liberia Broadcasting System (LBS), appartenant à l'Etat, et la station religieuse ELWA. LBS, établi à l'initiative du gouvernement nigérian en 1991 dans le but de promouvoir le processus de paix au Liberia, ne dispose pas d'un émetteur pour le moment et ELWA a effectué un « test de transmissions », ce qui fait que LCN est le seul opérant fréquemment, a indiqué à IRIN une source humanitaire à Monrovia.
D'autre part, l'église romane catholique du Liberia a entamé des poursuites contre le gouvernement pour avoir interdit à sa radio, Veritas, d'émettre ses services sur ondes courtes, a précisé l'AFP qui citait mardi un responsable proche de l'église. L'église a voulu reprendre les transmissions de Veritas sur ondes courtes, hors service depuis deux ans à cause de problèmes techniques, mais en a été empêché à la fin du mois de juillet par le gouvernement, a rapporté l'AFP.
M. Taylor a défendu sa décision en arguant que la radio à ondes courtes n'était pas un droit mais un privilège.
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